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Supérieur en conquête mais peu efficace près des lignes, Montpellier s'est employé pour battre le Stade Français et s'offrir une finale explosive face au Stade Toulousain.

Par Clément Mazella Publié le 20 juin 2026 à 23h09
Ce fut loin d’être le cavalier seul du Stade Toulousain vendredi soir. Qu’importe, Montpellier s’en contentera : 4 ans après son dernier titre de champion, il revient en finale, où il tentera de briser l’hégémonie du Stade Toulousain. Face à Paris, le MHR a eu la vie dure, avant de faire la différence en conquête et en capitalisant sur l’indiscipline du Stade Français (25-15). Les Parisiens ont craqué petit à petit, lors d’un match où l’essai refusé à Joe Marchant à la 66e minute est le tournant du match.
Ce qui a plu à Actu Rugby
- Un premier quart d’heure magnifique
On avait hâte d’assister à la première mêlée, entre les deux meilleurs packs du Top 14. Il a fallu attendre la 31e pour voir la première. Improbable. La faute à deux équipes qui ont écarté les ballons d’entrée, notamment durant un premier quart d’heure magnifique, symbolisé par 3 essais (Banks, Dakuwaqa et Kerr-Barlow) sur autant d’actions magnifiques. Un régal depuis les tribunes. On ne s’attendait pas à ça, et ce ne fut pas pour nous déplaire.
- Le match de Tom Banks
Probablement la meilleure recrue de la saison ! Joueur le plus utilisé du Top 14, l’Australien avait du feu dans les jambes. Comme sur son essai (9e), où sa course tranchante, et dans un tempo parfait, a fait mouche. Ou bien sur un dégagement, où il sauve la patrie en repli, et trouve une touche dans les 40m parisiens. Dans l’occupation du terrain, Tom Banks a été très précieux grâce à la longueur de son jeu au pied. 102m gagnés ballon en main.
Ce qui a déplu à Actu Rugby
- La qualité de la touche parisienne
D’habitude si huilée, la touche parisienne a coincé au pire des moments. La présence de Verhaeghe a perturbé le talonneur Giacomo Nicotera, mais pas uniquement. On a même vu des soucis de coordination lanceur-sauteur étonnants. 4 lancers perdus (sur 10) dans le premier acte, privant les Parisiens de munitions. Déjà qu’ils n’en avaient pas beaucoup… En tout, ce ne sont pas moins de 5 touches qui ont été perdues par les coéquipiers de Pesenti.
- L’indiscipline parisienne
C’est l’une des grosses différences sur ce match : la discipline. Paris s’est sabordé à ce niveau. Surtout dans un match aussi serré. Les fautes ont coûté très cher, Domingo Miotti capitalisant avec un 100% au pied (15 points). Et encore : le carton jaune contre Paul Alo Emile aurait pu avoir une autre couleur, et Yoan Tanga a frôlé la correctionnelle juste avant la pause. Une énième faute en mêlée a permis à Coly de sceller le sort du match (25-15, 72e). 13 fois Paris a été pénalisé ; Montpellier seulement 4.
Clément MAZELLA, envoyé spécial à Marseille
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