NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
International 09/06/2026 18:45 Actualisé le 09/06/2026 21:02
À deux jours de l’ouverture de la compétition, des membres de délégations ont été fouillés ou ont vu leurs visas refusés.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

JUAN MABROMATA / AFP
Le logo de la Coupe du Monde 2026, photographié à Kansas City, Missouri, le 8 juin 2026.
Un enchaînement d’événements polémiques. Alors que le lancement de la Coupe du Monde 2026 est prévu dans deux jours, jeudi 11 juin, la tension monte aux États-Unis en raison de la politique migratoire particulièrement stricte.
Ces derniers jours, des supporters se sont vus refuser leur entrée dans le pays, tandis que certaines délégations ont été fouillées, et que des joueurs ont subi des interrogatoires interminables. De quoi embarrasser la FIFA, qui ne peut que constater les dégâts. La Fédération a expliqué dans un communiqué qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».
• Un arbitre somalien refoulé à son entrée aux États-Unis
L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan a été refoulé par la police américaine des frontières samedi à son arrivée à Miami, en Floride, au terme d’un interrogatoire interminable qui a duré onze heures. Il a finalement été forcé de reprendre un vol pour rentrer à Istanbul, d’où il était parti, et ne pourra donc pas participer au Mondial.
« J’avais les bons papiers et le bon visa », a-t-il pourtant assuré dans une interview au New York Times. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a-t-il ajouté. Donald Trump a en effet déjà affirmé considérer que la Somalie n’est « même pas un pays », et les citoyens somaliens sont interdits de voyage aux États-Unis par l’administration Trump.
• Sept heures d’interrogatoire pour un joueur irakien
L’attaquant vedette de l’Irak, Aymen Hussein, a quant à lui été retenu près de sept heures samedi dernier à l’aéroport de Chicago. Le téléphone du joueur a notamment été longuement inspecté, a indiqué au Guardian un responsable irakien. Plusieurs médias arabes ont dénoncé un interrogatoire mené « comme s’il était un terroriste ».
Le joueur a finalement été autorisé à entrer sur le territoire. Cependant, le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée alors qu’il disposait d’un visa valide.
• La délégation sénégalaise fouillée à son arrivée
Sur les réseaux sociaux, plusieurs images de la sélection du Sénégal en train de se faire fouiller sont devenues virales. Dès la sortie de leur avion, en Caroline du Nord, les joueurs ont en effet été contrôlés par le Bureau des douanes et de la Protection des frontières des États-Unis directement sur le tarmac.
La fédération sénégalaise a apporté par la suite des précisions importantes via un communiqué publié ce mardi en début de soirée. Les images de ces fouilles sur le tarmac ont en réalité été faites avant un embarquement de la sélection à l’aéroport de Raleigh en Caroline du Nord dimanche, et non à l’arrivée. Les joueurs allaient embarquer pour un vol vers San Antonio au Texas et ont pu être fouillés directement au pied de l’avion pour un gain de temps, « sans avoir à transiter par les zones habituelles de l’aérogare et les salles d’embarquement », indique la fédération.
D’autres images ont montré la délégation de l’Ouzbékistan fouillée dès sa descente du bus avant son match amical face aux Pays-Bas ce lundi, à l’Icahn Stadium de New York. « Les autorités locales ont déployé des chiens renifleurs et des détecteurs de métaux pour inspecter minutieusement l’équipe », rapporte RMC Sport.
• Des supporters iraniens n’ont plus de tickets
La Fédération iranienne de football a accusé ce mardi 9 juin les États-Unis de lui avoir retiré son quota de tickets pour le Mondial. L’Iran, toujours en guerre contre Israël et les États-Unis, doit disputer ses deux premiers matchs à Los Angeles, contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin et la Belgique le 21 juin, avant d’affronter l’Égypte à Seattle le 26 juin.
Dans un communiqué, la fédération iranienne a indiqué avoir déjà lancé la vente des billets pour ces rencontres, mais ne plus être en mesure d’en fournir aux supporters. « Et ce, malgré le fait que de nombreux supporters iraniens, se fiant à la procédure officielle annoncée, avaient déjà pris les dispositions nécessaires pour assister aux matchs », a-t-elle précisé. « Priver les supporters iraniens de l’accès à leurs billets, qui leur ont été légitimement attribués, est une action contraire à l’esprit des compétitions internationales et au principe d’égalité entre les pays participants », a-t-elle conclu.
En outre, si les joueurs et l’encadrement iranien ont bien reçu leurs visas, plusieurs accompagnants ont vu leur demande refusée, dont le président de la fédération Mehdi Taj. Face à ces incertitudes, la Team Melli a déplacé son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique.
• Menace de grève dans les stades et les hôtels
L’indignation et l’inquiétude de plusieurs travailleurs, dont l’activité est liée au Mondial-2026, grandissent à mesure que ces événements se multiplient. Une grève a par exemple été votée par le syndicat des travailleurs du SoFi Stadium de Los Angeles, où le premier match des États-Unis, contre le Paraguay, est prévu vendredi 12 juin.
« Les caissiers, plongeurs, cuisiniers, barmans, employés des concessions et serveurs de restauration du stade pourraient se mettre en grève à tout moment », rapporte le Guardian. Ces derniers réclament des augmentations de salaire, mais aussi des protections contre la police de l’immigration (ICE), dont les actions violentes ont largement fait polémique ces derniers mois et continuent d’inquiéter toute une partie des Américains.


3 hour_ago
57



























.jpg)






French (CA)