Cette instance indépendante s'inquiète de l'augmentation du nombre de recours de candidats sans proposition, affirmant que personne n'est "satisfait" de la procédure, "source de découragement".
Mieux répartir les formations sur le territoire et limiter les places vacantes dans les masters permettrait de diminuer le nombre de recours déposés par des candidats titulaires d'un bac+3 qui se retrouvent sans attribution sur la plateforme Mon Master, selon un rapport publié lundi.
Le "développement des filières professionnalisées à bac+3", "une meilleure répartition de certains masters et parcours sur le territoire", "un accroissement du soutien à la mobilité étudiante" et "un renforcement de l'information-orientation des étudiants" permettraient de baisser le nombre de recours des candidats malheureux à un master (bac+5) sur Mon Master, selon un document du comité éthique et scientifique sur Parcoursup et Mon Master (CESPM).
Un nombre de saisines multiplié par 2,5
Cette instance indépendante s'inquiète de l'augmentation du nombre de recours de candidats sans proposition, affirmant que personne n'est "satisfait" de la procédure, "source de découragement". Actuellement, un titulaire d'une licence sans réponse positive sur Mon Master, et qui n'est pas sur liste d'attente, peut saisir le recteur, qui doit lui présenter "au moins trois propositions d'admission". En 2025, les saisines se concentraient en Ile-de-France, pour des masters essentiellement de droit et de psychologie.
Entre 2017 et 2025, le nombre de saisines a été multiplié par 2,5. Le comité explique cette augmentation par la "visibilité" de la procédure acquise avec l'ouverture de la plateforme Mon Master en 2023. Et balaie "l'hypothèse souvent avancée" qui "serait celle d'une tension excessive entre le nombre de diplômés nationaux de licence (DNL) et l'offre de places de master".
"Remédier à la très faible mobilité" d'une partie des étudiants
Fin octobre 2025, les 5.300 saisines recevables avaient généré 98.000 demandes d'admission aux établissements, mais seules 14% avaient donné lieu à une proposition acceptée par l'étudiant. "Beaucoup des étudiants ayant obtenu un master grâce à la saisine ne viennent pas quand le master proposé est loin de chez eux ou seraient ensuite en échec, selon différentes sources", pointe également le rapport.
Le comité suggère notamment de resserrer le calendrier de Mon Master, de limiter au maximum les places vacantes dans les masters à l'issue de la phase d'admission complémentaire et de "remédier à la très faible mobilité" d'une partie des étudiants. Selon les derniers chiffres du comité, parmi les candidats titulaires d'une licence générale, plus de sept candidats sur 10 ont obtenu une place en master.


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