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«Mon look, c’est t-shirt et surchemise» : pourquoi Karim Rissouli ne porte jamais de chemises à l’antenne

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Karim Rissouli dans «Le Buzz TV» sur Le Figaro TV.

Karim Rissouli dans «Le Buzz TV» sur Le Figaro TV. Le Figaro / Capture d'écran

Le présentateur était l’invité du «Buzz TV» à l’occasion du Festival de Cannes et de son émission «C’est ce soir», délocalisée pour l’évènement.

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«C ce soir», talk-show diffusé sur France 5 devient «Cannes ce soir» le temps de la quinzaine. «C’est une émission qui va traiter de l’actualité du festival, donc des films qui sont en compétition et en sélection», explique Karim Rissouli. Pour l’occasion, lui et ses équipes ont posé leurs valises et monté leur plateau sur la Croisette. Pour autant, pas question pour le présentateur de changer ses habitudes vestimentaires. Exit le smoking. «Mon look c’est plutôt tee-shirt et surchemise», raconte-t-il. Une habitude qui date de son passage chez Canal+. «Je venais faire une chronique dans “Le Grand Journal” et je trouvais ça intéressant le décalage qui était que je venais parler de politique avec des chemises à carreaux. J’allais peut-être loin dans le look mais c’est intéressant de pouvoir parler politique ou des questions de société sans ressembler à un homme politique», estime-t-il.

Après tout, l’émission n’est pas dédiée au glamour du festival mais bien aux films présentés. «On ne vient pas chercher les paillettes, on parle de ce que racontent les films. Grâce au cinéma on aborde des sujets dont on ne parlerait pas à Paris, où on parle de Trump, de l’Iran. Le cinéma est d’abord une matière pour nous de parler du monde et de la société», a-t-il ajouté. La programmation est déterminée «en fonction du festival et des gens qui passent sur la croisette» et le plus dur à gérer reste les changements de dernière minute, inévitables compte tenu des plannings chargés des acteurs et réalisateurs. «Un réalisateur pour qui on a préparé 30 minutes d’émission peut annuler parce qu’il a un dîner ou une obligation donc il faut être souple», assure Karim Rissouli.

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Le quotidien de l’animateur prend également des airs d’agenda de ministre. Projection, tournage des émissions et dîners ne lui laissent pas une minute de répit. «On ne s’en rend pas compte mais c’est deux fois plus de travail qu’à Paris. Je vois 95% des films dont je parle. C’est beaucoup de projections, beaucoup de travail de lecture», révèle-t-il. «Je rends l’antenne vers minuit. Je ne peux pas aller me coucher tout de suite parce que l’adrénaline est trop forte. Le matin il faut quand même se lever relativement tôt parce qu’il y a des projections puis j’enchaîne la journée avec la conférence de rédaction, je vois les équipes. C’est un vrai marathon».

Il ne faut pas cacher son plaisir, vivre ça est exceptionnel

Karim Rissouli

S’il n’est pas prévu que l’animateur monte les marches cette année, il se souvient d’avoir déjà eu ce privilège par le passé.«On avait une montée des marches qui était géniale avec toute l’équipe du “Grand Journal” à l’époque. C’est vraiment un truc de gosse. J’avoue que les photographes ne m’appelaient pas donc c’est une bonne école de l’humilité quand même. Mais il ne faut pas cacher son plaisir, vivre ça est exceptionnel», souffle-t-il.

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La présence de Karim Rissouli sur le plateau cannois de Damien Canivez était aussi l’occasion de l’interroger sur la tribune contre Vincent Bolloré, signée par plusieurs personnalités du monde du cinéma. «Le cas de Vincent Bolloré et de son emprise réelle ou supposée sur le secteur, le monde des médias l’a vécu avec iTélé qui est devenu CNews . Le monde de l’édition aussi récemment avec Grasset et aujourd’hui ça touche le cinéma. C’est aux réalisateurs, acteurs de se positionner», estime celui qui trouve nécessaire que ce débat s’engage. «C’est la question du monopole, avec ou sans Vincent Bolloré. C’est une question qui se pose d’abord aux régulateurs, donc au pouvoir public, j’attends que les hommes et femmes politiques se positionnent», conclut-il.

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