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En 2026, les érables n’ont pas offert la meilleure saison à certains acériculteurs, notamment dans l’est du Bas-Saint-Laurent.
C'est dû à la chaleur puis au froid du mois d'avril, constate Stéphane Deschênes. Il est propriétaire de deux érablières, et comptabilise près de 60 000 entailles.
La hausse du prix du carburant n’a pas joué en faveur des producteurs qui l'utilisent pour faire bouillir leur eau d'érable. Les conditions météorologiques en ont rajouté, et ont compliqué la saison.

Stéphane Deschênes est le propriétaire de deux érablières dans la région, depuis 2002 et 2015.
Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Ainsley-Vincent
Cette année j'ai fait 3,3 livres à l'entaille, décrit l’acériculteur. Ce n’est même pas la récolte moyenne.
Les deux printemps précédents étaient plus fructueux pour lui. En 2024 j'avais fait 6,43 livres par entaille, et en 2025 j’ai fait 5,56.
Il l’explique par un mois de mars et un début d'avril particulièrement froids, diminuant les coulées. Fin avril, les quelques jours de chaleur ont suffi à faire éclore les bourgeons.

L’acériculteur de St-Gabriel-de-Rimouski explique qu'il récolte près de cinq livres par entaille lors d’une saison moyenne.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
On a eu quatre jours de chaleur assez intense, rapporte le président des Producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde.
C'est un peu ce qui a mis fin de manière abrupte à la saison, affirme-t-il.
C'est sûr que les producteurs de la Matapédia et à l’est et au nord de la Gaspésie, c'est une saison décevante.

Le président des Producteurs et productrices acéricoles pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, Justin Plourde. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le président note toutefois que la préparation en janvier s’est faite dans de belles conditions, sans trop de neige. C'était un hiver favorable pour les travaux en forêt.
Il souligne que certains acériculteurs font le choix courageux d’étirer leur saison en produisant un sirop corsé, de catégorie industrielle.

Stéphane Deschênes constate que la hausse du carburant augmente ses coûts fixes. «Il faut que j'envisage de changer de méthode pour bouillir», remarque-t-il.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Relativiser malgré tout
Comme la saison était plus petite, elle a demandé moins de carburant, souligne Stéphane Deschênes. De plus, il suggère de se préparer de plus en plus tôt.
C'est sûr que la température, on ne peut rien faire. Des années, ça coule beaucoup plus de bonheur, alors on peut essayer d'être prêt [...] et tout entailler fin février pour être sûr de récupérer toute l'eau qui va couler.
De plus, devant ces pertes, Stéphane Deschênes n’a pas hésité à déposer un avis de dommage auprès de son assurance, La Financière agricole, afin de recevoir une compensation.

L’Érablière Daniel Laporte dispose d'environ 40 000 entailles sous forêt publique et l'Érablière Deschênes près de 22 000 entailles en forêt privée.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Je conseille à tout le monde de prendre une assurance. Pour des petites années de même, ça vient compenser.
Le syndicat régional des producteurs acéricoles doit d'ailleurs faire le bilan saisonnier des acériculteurs et acéricultrice de la région en début de semaine.
Avec les informations de Raphaëlle Ainsley-Vincent


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