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ÉDUCATION. Alors que la majorité des élèves retourneront demain sur les bancs d’école, moins d’une vingtaine de postes pour du personnel de soutien demeurent vacants au Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC).
En début de journée, les plus récentes données du tableau de bord du ministère de l’Éducation, en date du 24 août 2026, indiquaient que cinq postes d’enseignant restent à être pourvus, soit huit de moins qu’il y a deux semaines.
Il manquait encore 18 techniciens en éducation spécialisée (TES) et 30 éducateurs en milieu scolaire, ce qui représente 6 % des 767 postes de personnel de soutien répertoriés au CSSDC.
Pour la présidente du syndicat du personnel de soutien des Chênes (CSN), Kathy Leblanc, même si le nombre de TES manquant est moins élevé qu’en fin juin (il y avait une cinquantaine de postes à pourvoir à ce moment-là), il y a présentement des élèves qui débutent l’année scolaire sans accompagnateur.
«Pour ce qui est des éducateurs en milieu scolaire, il va y avoir beaucoup de casse-tête pour nos techniciens en service de garde, puisqu’ils n’auront pas le personnel sur le plancher. Ça veut dire que les ratios ne seront pas non plus respectés. C’est une question de sécurité pour les élèves», met-elle en évidence.
Daniel Dumaine est le directeur du service des ressources humaines du CSS des Chênes. (Photo : Ghyslain Bergeron)Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost, souligne également que les chiffres diffusés par le ministère ne représentent «qu’une partie de la situation».
La Fédération représente 81 classes d’emplois, et les données rendues publiques ne permettent pas de connaître l’ampleur des besoins chez les préposés aux élèves handicapés (PEH), les surveillants d’élèves ainsi que chez le personnel administratif, technique et manuel, selon lui.
«Les postes vacants ne sont pas simplement des cases vides dans un tableau. Derrière chacun d’eux, il y a des services qui ne sont pas offerts, des élèves dont les besoins risquent d’être moins bien pris en charge et des membres du personnel qui doivent absorber une pression supplémentaire», fait valoir M. Pronovost par voie de communiqué.
«On ne peut pas accepter que cela devienne la nouvelle normalité en éducation de débuter chaque année scolaire avec des centaines, voire des milliers de postes à pourvoir», affirme-t-il en faisant référence aux 2 616 postes restant à pourvoir à travers les CSS de la province.
Besoins quasiment pourvus
Lors de la conférence de presse du CSSDC, le directeur du service des ressources humaines, Daniel Dumaine, a fait savoir que tous les postes d’enseignants, de TES ainsi que ceux concernant le personnel professionnel ont été pourvus en date du 31 août.
En ce qui concerne les éducateurs en milieu scolaire, il manque moins d’une vingtaine de personnes à recruter, précise-t-il à L’Express.
«En attend, on a mis en place des mesures de contingences pour palier à ces absences. Des membres du personnel de certaines écoles complètent en ce moment les besoins en service de garde afin que les ratios soient respectés. On est optimisme qu’on va compléter les besoins manquants dans les prochains jours ou semaines», affirme M. Dumaine en se voulant rassurant.
Geneviève Pepinest la présidente du syndicat de l’enseignement de la région de Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)Surcharges pour les enseignants
Pour sa part, la présidente du syndicat de l’enseignement de la région de Drummondville (SERD), Geneviève Pepin, la situation concernant les postes d’enseignants vacants est assez similaire à l’an dernier. «Dans le sens que ça s’améliore de semaine en semaine», précise-t-elle.
Le vrai problème viendra après le début de l’année scolaire, si beaucoup de suppléants quittent pour aller travailler ailleurs.
«Souvent, ils restent presque peu de personnes disponibles pour faire du remplacement. Et si ce sont des enseignants travaillant déjà à temps plein qui feront de la suppléance, ça devient une surcharge de travail», explique-t-elle.
«Quand ils doivent dépanner pour s’assurer qu’il y ait un adulte par classe, ça use. S’ils font ça tous les jours, toutes les semaines, ça donne moins de temps aux enseignants pour préparer leurs cours, corriger, faire des rencontres avec des parents ou des partenaires dans l’école», insiste Mme Pepin en terminant.


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