NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des représentants autochtones de la Colombie-Britannique affirment qu’une modification de la législation provinciale relative à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DUNDPA) serait un recul pour la province.
Ils réagissent à des propos tenus par le premier ministre David Eby lors du Forum sur les ressources naturelles, mardi soir, à Prince George, selon lesquels le gouvernement modifiera cette législation afin de réduire le pouvoir des tribunaux dans la mise en place des mesures de réconciliation dans la province.
La Colombie-Britannique est devenue, en 2019, la première province au Canada à mettre officiellement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Selon la province, la loi sur la Déclaration vise à créer une voie à suivre qui respecte les droits [...] des peuples autochtones tout en introduisant une plus grande transparence et prévisibilité dans le travail [accompli] ensemble.
Marilyn Slett, conseillère en chef élue du Conseil tribal Heiltsuk, estime, au contraire, que cette législation permet d'accroître la confiance, la stabilité et la sécurité économique en Colombie-Britannique.
Tant de personnes, de communautés, de dirigeants, de gouvernements ont œuvré pour aller de l'avant dans la réconciliation, cela va nous faire reculer. La Loi sur la Déclaration n'est pas le problème.
Dans son discours, David Eby a affirmé que les tribunaux se sont récemment prononcés en faveur de décisions qui ont semé une réelle confusion quant à la signification de la Déclaration et à ce que signifie la réconciliation dans la pratique.
Il a aussi abordé des questions de propriété privée, soulignant que celle-ci n’est pas négociable pour son gouvernement, et que les maisons et les entreprises des gens ne sont pas des monnaies d'échange.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ben Nelms
Ces affirmations sont liées à la décision des Cowichan, rendue par une juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique en août 2025. Cette décision conclut que les tribus Cowichan détenaient un titre ancestral sur une superficie de 3,23 km2 dans la ville de Richmond, où environ 150 résidences privées avaient aussi été construites, provoquant de la peur et de l'incertitude chez les résidents de la région.
Les peuples autochtones ne cherchent pas à déposséder les autres de leur propriété privée, affirme Marilyn Slett, qui ajoute : Ce que nous demandons, c’est la reconnaissance des terres qui nous appartiennent et que la Couronne s'est appropriées.
Retour possible devant les tribunaux
Terry Teegee, chef régional de l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, rappelle que l'un des objectifs de la Loi relative à la DUNDPA était d'éviter les procès en privilégiant les négociations plutôt que de passer par le système judiciaire pour aboutir au même résultat.
À l'heure actuelle, si nous abrogeons ou modifions la [législation], c'est là que je crains que nous aboutissions, déplore-t-il.
De nombreux projets seront bloqués et finiront devant les tribunaux. Et c'est finalement le véritable problème pour obtenir tout développement en Colombie-Britannique.

Terry Teegee, chef régional Colombie-Britannique à l'Assemblée des Premières Nations. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin
En décembre, des dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique avaient publié une déclaration commune signée par plus de 50 Premières Nations de la province critiquant les appels à modifier la Loi sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Mercredi, l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC) a diffusé de nouveau cette déclaration, qui a récolté une dizaine de signataires supplémentaires.
Le texte invite la population à ralentir, faire le point et réfléchir au chemin à suivre, notant au fait que le recours à des réactions dictées par la peur risque de compromettre les progrès durement acquis en matière de réconciliation.
L'Association du Barreau canadien inquiète
La section de la Colombie-Britannique de l'Association du Barreau canadien s’est aussi prononcée mercredi, condamnant l'intention du gouvernement provincial de limiter la capacité des Britanno-Colombiens à porter leurs litiges devant des tribunaux indépendants.
Le gouvernement n'est pas au-dessus des lois. Les Britanno-Colombiens comptent sur un pouvoir judiciaire indépendant pour faire respecter leurs droits, clarifier leurs obligations légales et résoudre les différends lorsqu'ils surviennent, a-t-elle souligné.
Avec les informations des émissions The Early Edition et On The Coast


4 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)