Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Mobiliser les matrixés

3 day_ago 16

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Dans les cercles d’extrême droite, notamment américains, on parle de devenir red-pilled (choisir la pilule rouge) lorsqu’on se met à croire aux théories du complot et aux schémas idéologiques qui structurent le mouvement. L’image est dérivée du film The Matrix — qui a aussi inspiré un verbe d’argot français si populaire qu’il fait son entrée dans Le Robert cette année : « matrixer », soit conditionner (quelqu’un) de sorte qu’il n’utilise plus son libre arbitre, le manipuler.

En écoutant le discours à la nation de Donald Trump de jeudi, je me suis dit que le terme doit entrer de toute urgence dans le vocabulaire des analystes politiques qui se préparent pour les élections de mi-mandat de l’automne prochain.

Je dis de toute urgence, car, depuis 10 ans, les journalistes américains se grattent la tête pour trouver comment traiter la nouvelle à l’ère du trumpisme et de la post-vérité. Jeudi soir, des chaînes de télévision comme NBC, ABC et CNN ont décidé de ne pas diffuser son discours visant à décrédibiliser le système électoral états-unien. CNN a fait le choix de publier sur son site une transcription intégrale parsemée d’annotations de vérification des faits. La démarche est intéressante et me convainc qu’on fait des progrès par rapport à 2016. Mais je reste encore sur ma faim.

Pour survivre au trumpisme, en parallèle de l’essentielle vérification et analyse des faits, il nous faut une analyse tout aussi solide… de la fiction. Une forme de commentaire journalistique qui se rapprocherait du bon vieil exercice de commentaire composé qu’on apprend en études littéraires. On peut ainsi souligner les différents éléments d’un même champ lexical, dire à quel univers de référence les mots choisis font allusion, associer les connotations aux émotions qu’on cherche à susciter. Si, en plus de vérifier les faits, on se sert des outils analytiques développés pour la fiction, on arrive à comprendre l’effet de ce qui s’est dit jeudi soir sur les gens qui sont déjà red-pilled, c’est-à-dire matrixés, investis intellectuellement et émotionnellement dans tout un univers fantaisiste — et dont les impacts politiques sont pourtant bien réels.

Allons-y, donc.

Jeudi soir, Trump s’est positionné en grand champion des élections « justes » et « honnêtes » et de la confiance envers les institutions de son pays. « Parce que c’est très simple : pas de confiance, pas de grandeur. » Il a alors annoncé qu’il rendait publics des documents qui révéleraient les « vulnérabilités » des infrastructures électorales des États-Unis, et des « renseignements » concernant les informations compilées par la Chine sur les électeurs américains en 2020.

Ici, une analyse des faits nous rappelle que « vulnérabilité » ne veut pas dire preuve d’ingérence effective, et que « renseignements » ne veut pas dire preuve tout court. Une analyse de la fiction insiste sur le récit que Trump construit. Le président serait en train de nous révéler, par transparence, ce que tous les autres avant lui ont caché. Les expressions « cover up », « secret » et tout ce qui se rattache à la dissimulation organisée forment le principal leitmotiv du discours.

La fiction continue de se déployer. Trump dit que les documents « révèlent que des membres de l’État profond (deep State) — un groupe de personnes très, très connues, dans plusieurs cas, au sein de notre service de renseignement — ont activement travaillé à supprimer ou à minimiser l’information sur la sinistre interférence électorale de la Chine ». Si vous êtes déjà matrixés et adhérez aux théories du complot de l’extrême droite, cette référence cherche à susciter chez vous un sentiment de validation. On cherche moins à convaincre qu’à faire s’exclamer « Ha, ha ! Je le savais ! ». On met ainsi la base MAGA en confiance et on prémobilise les plus radicaux pour l’automne.

Trump en rajoute en parlant d’un « groupe de sacs utilisés pour détruire de l’information donnée par le président Barack Hussein Obama pour être brûlés ». La vérification des faits nous dit que ce passage décousu n’est soutenu par aucune preuve. L’analyse de la fiction nous permet de voir qu’on fait écho à des théories du complot d’extrême droite et que l’insistance de Trump sur le nom « Hussein » a toujours servi à nourrir le racisme et la xénophobie.

Trump continue en jetant le discrédit sur le système électoral américain. Les mots-clés, ici : corruption, démocrates, système brisé, étrangers, illégaux, non-citoyens. L’accusation principale : des milliers de non-citoyens seraient inscrits sur les listes électorales de différents États, provoquant de la fraude massive. La vérification des faits : il y aurait beaucoup d’électeurs aux noms à « consonance étrangère » initialement signalés à tort comme non-citoyens sur certaines listes, mais rien n’indique que des non-citoyens arrivent effectivement à voter aux États-Unis. Le récit fictif ainsi construit : « les étrangers corrompent le système avec l’appui des démocrates ».

Si on combine les deux méthodes, on arrive à poser l’hypothèse suivante : Trump pourrait chercher, avec l’appui des États qui sont ses alliés, à compliquer l’inscription sur la liste électorale des Américains dont les noms ont une « consonance étrangère », soupçonnés d’être des non-citoyens, souvent des électeurs démocrates, au nom de « l’intégrité des institutions ». L’affaire sera à suivre de près.

Ce qui se dégage de l’ensemble du discours, donc, c’est un puissant mélange de complotisme et de xénophobie. En associant les étrangers — tant la Chine que les Américains perçus comme étrangers — à la fraude électorale, Trump jette d’avance le discrédit sur les élections de mi-mandat à venir. On peut voir à la fois un risque de profilage racial intensifié dans le processus électoral de l’automne, de joute partisane particulièrement nocive pour la santé des institutions et de mobilisation des MAGA matrixés en cas de résultats décevants pour les républicains.

On a semé jeudi soir les graines d’un deuxième 6 janvier. La seule vérification des faits ne nous permettrait pas de le voir.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway