NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans quelques jours, si tout se passe comme prévu, les quatre astronautes de la mission Artemis II s'envoleront pour prendre la direction de la Lune. Ce « transfert », d'une orbite terrestre à la Lune, prendra environ trois jours. Durant cet intervalle, les astronautes pourront voir la Terre rétrécir progressivement et la Lune grandir jusqu'à remplir le champ des hublots du vaisseau Orion.
Puis ce sera le moment du survol lunaire. Durant quelques heures, les astronautes pourront alors contempler de leurs propres yeux la surface de notre satellite et tout particulièrement la face cachée.
Au-delà des nombreux tests que devra réaliser l'équipage durant cette mission pour s'assurer du bon fonctionnement du vaisseau Orion, ce survol lunaire habité est un véritable évènement, qui ne s'était pas produit depuis 54 ans.
Artemis II : des scènes inédites prévues par rapport à Apollo
Mais Artemis II n'est pas simplement un remake moderne des missions Apollo. Car, comme le dit Reid Wiseman, commandant de la mission, durant ce survol, l'équipage « va voir des endroits qui n'ont jamais été contemplés par l'œil humain auparavant ».
Avec neuf missions ayant a minima orbité autour de la Lune, d'Apollo 8 à Apollo 17, on peut se demander si cette affirmation est vraie. Elle l'est en partie. Car même si Apollo 17 détient le record de temps passé en orbite lunaire (75 révolutions au total pour la capsule de commande), l'équipage d'Artemis II va en effet avoir l'opportunité de contempler sous un angle très différent certains sites lunaires.
Cette visualisation simule ce que l'équipage d'Artemis II pourrait observer par les hublots d'Orion le jour de son survol au plus près de la Lune. © Nasa Goddard, Ernie WrightCela s'explique par le fait que les missions Apollo ont réalisé des orbites basses : les équipages ont survolé la Lune à une distance de seulement 100 kilomètres environ, ce qui leur a donné l'occasion d'observer de nombreux détails, mais à chaque fois sur une portion restreinte du globe lunaire.
Au contraire, Artemis II ne va pas s'insérer en orbite autour de la Lune, mais effectuer un unique survol sur une trajectoire de retour libre. La capsule Orion survolera ainsi la Lune à une altitude bien plus grande, entre 6 400 et 9 600 kilomètres (en fonction de la trajectoire et des conditions définies lors du lancement). Ce type de trajectoire devrait amener l'équipage d'Artemis II plus loin de la Terre que toute autre mission habitée auparavant. Si la trajectoire nominale est respectée, ils pourraient ainsi battre le record établi par les astronautes d'Apollo 13, qui avaient atteint un éloignement de 400 171 kilomètres de la Terre en 1970.
Pour Artemis II, la face cachée de la Lune sera visible avec un champ de vision plus large. Les astronautes pourront donc normalement voir des régions de la Lune, comme Mare Orientale, sous une perspective inédite pour un équipage humain. L'occasion de s'adonner pendant environ trois heures à une intense séance d'observations et de photographies. L'équipage a d'ailleurs suivi des cours de géologie afin de pouvoir reconnaître d'eux-mêmes les zones d'intérêt.
Photographie de la Lune prise lors du survol lunaire par Apollo 13. © James Lovell, John Swigert, Fred Haise, Wikimedia Commons, domaine public
Pourquoi y retourner ?
Alors certes, depuis Apollo 17 en 1972, plusieurs sondes ont été envoyées autour, voire sur la Lune, pour étudier et cartographier sa surface de façon de plus en plus précises. C'est le cas, notamment, de Lunar Reconnaissance Orbiter, lancée en 2009 par la Nasa. Les instruments embarqués ont permis d'obtenir des données bien plus complètes que ce qu'un œil humain peut voir, et c'est d'ailleurs là l'un des arguments principaux des détracteurs du programme Artemis.
Pourquoi y retourner puisque les missions robotisées sont tout aussi, voire bien plus, efficaces en matière d'acquisition de données ? C'est une question légitime, mais à laquelle on peut opposer la question suivante : dans un monde numérisé où chaque recoin du globe est « accessible » de son bureau grâce à Google Earth ou aux millions de photographies postées sur Internet, pourquoi continue-t-on à voyager ? Pourquoi ressent-on ce besoin d'aller voir par nous-même ces paysages exotiques, ces sites historiques, ces musées... quitte à faire des milliers de kilomètres ? Tout simplement parce que l'être humain possède dans ses gènes plus d'un million d'années d'exploration et qu'il ne peut se contenter d'observer le monde à distance. Nous avons besoin d'y aller, de ressentir, puis de revenir chez nous en disant : « J'y étais ».


2 month_ago
31



























.jpg)






French (CA)