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RÉCIT - Entre exercices d’évacuation et rationnement de l’eau, plus de 20.000 marins, dont des équipages français, vivent au rythme des drones et des missiles dans l’étroit passage maritime, paralysé depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février.
Passer la publicité«Regardez dans quel état est ce téléphone, et cette chaise…», souffle le marin, invisible derrière son téléphone qui filme la scène de carnage. Au pied de murs noircis, des chaises gisent sur le sol, déchiquetées. La porte du compartiment des machines est, elle, dégondée. L’explosion l’a projetée dans le poste de contrôle. Huit marins philippins y étaient assis, commente le marin ukrainien qui filme. Cinq d’entre eux ont été blessés.
Ces images datent de la semaine dernière. Elles montrent l’étendue des dégâts à bord du San Antonio, un porte-conteneurs de la compagnie tricolore CMA CGM, après que celui-ci a été touché par un «projectile d’origine inconnue» à sa sortie du détroit d’Ormuz, mardi 6 mai. Deux jours plus tôt, Donald Trump avait pourtant annoncé en grande pompe le lancement d’une opération baptisée «Projet Liberté», qui prévoyait le déploiement d’une escorte militaire américaine dans le passage pour sécuriser le transit des navires marchands. Un échec cuisant qui a encore alourdi…


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