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Un nouveau cap vient d'être franchi dans la guerre au Moyen-Orient. Pour la première fois depuis le début du conflit, un site de production énergétique iranien a été visé par Israël, mercredi 18 mars, marquant une escalade aux conséquences majeures: le site de South Pars permettrait de produire 70% à 80% de l'électricité du pays. Rapidement, la République islamique a riposté en visant, à son tour, des infrastructures de gaz naturel au Qatar.
Pour le Financial Times, ces attaques soulignent «à quel point cette guerre, qui dure depuis près de trois semaines, s'est rapidement transformée en une crise régionale et économique plus large». Les frappes ont entraîné une nouvelle flambée des prix mondiaux de l'énergie, déjà élevés, et ont incité les alliés du Golfe à demander à Donald Trump de freiner Benyamin Netanyahou. Depuis le début de la guerre, c'est la première fois que leurs discours divergent aussi clairement.
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Frappes controversées
De son côté, Donald Trump a imputé à Israël la responsabilité des frappes contre South Pars, en avançant qu'il n'avait été mis au courant de rien concernant cette opération. Pourtant, plus tôt dans la journée de mercredi, des membres de la Maison-Blanche avaient affirmé que les États-Unis étaient informés de l'attaque israélienne, même s'ils n'y avaient pas pris part.
Les responsables, eux, indiquent que l'offensive avait pourtant été coordonnée à l'avance avec Washington. Ni le gouvernement ni l'armée israélienne n'ont encore officiellement revendiqué l'attaque, «signe de la sensibilité de cette cible et des répercussions croissantes dans tout le Golfe», souligne le Financial Times.
Des responsables américains, dont le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, ont récemment admis que Washington et Israël ne partageaient pas tout à fait les mêmes objectifs de guerre. Mais pour les analystes, il est difficilement imaginable qu'une attaque d'une telle ampleur ait été menée sans le feu vert de Donald Trump. «Il n'y a aucune chance que les Forces de défense israéliennes mènent une frappe à cet endroit sans en informer pleinement le Commandement central américain», a affirmé Dan Shapiro, ancien haut responsable américain de la défense et ambassadeur en Israël.
Depuis le début de l’offensive conjointe contre l'Iran à la fin du mois de février, les responsables israéliens et américains ont vanté la proximité «sans précédent» des deux armées. Avant les frappes de mercredi sur South Pars, la sécurisation du flanc sud de l'Iran, y compris ses eaux territoriales où se situe le gisement gazier, reposait essentiellement sur les forces navales et aériennes américaines.
Jusqu'à maintenant, les dirigeants iraniens n'ont guère donné signe de vouloir rendre les armes: comme l'a averti le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l'Iran ne fera preuve d'«aucune retenue» si ses infrastructures énergétiques étaient à nouveau visées.





























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