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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 18/10/2026 à 21h29, mis à jour le 18/10/2026 à 21h38
Les affrontements entre émeutiers et policiers ont commencé samedi à Milan en marge d’une manifestation autorisée contre la vie chère. Des scènes de chaos similaires à celle de la France se sont produites dans d’autres villes du nord, comme à Bologne et Turin.
Passer la publicité Passer la publicitéDes jeunes et la police se sont affrontés pour le deuxième jour consécutif dimanche à Milan, la capitale économique de l'Italie, où des vandales ont lancé des bouteilles et saccagé des magasins dans le quartier central de la cathédrale. Les violences ont commencé la veille en marge d'une manifestation contre la vie chère. Au total, la police de la métropole lombarde a arrêté environ 70 personnes depuis samedi, selon l'agence de presse Ansa.
Dimanche, la première ministre Giorgia Meloni a convoqué une réunion de sécurité pour lundi afin de faire face aux violences en cours, qui ne sont pas sans rappeler, à un moindre degré, certaines scènes de chaos et de pillages s'étant déroulées samedi à Paris.
Usage de gaz lacrymogènes et canons à eau
Ces rassemblements, organisés notamment sous la bannière «Italia in Piazza», sont nés d’un mouvement contre la hausse du coût de la vie, les prix des carburants, les bas salaires et la dégradation des services publics. Les premiers affrontements se sont tenus à Milan samedi, en marge d'une manifestation autorisée. Des scènes de chaos similaires se sont produites dans d'autres villes du nord, Bologne, Turin, Bergame et Brescia.
Dimanche, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser divers groupes sur la place de la cathédrale, cœur historique et touristique de Milan. Sur des images vidéo, on voit des jeunes gens, principalement des hommes et la plupart masqués, jeter des objets sur des voitures de police. Un supermarché de la rue commerçante du centre-ville Via Torino, qui débouche sur la place, a été saccagé, des poubelles renversées et des scooters et vélos vandalisés.
Nouvelles élections en 2027
Le maire de Milan Giuseppe Sala (centre gauche) a déclaré avoir vu «des vitrines brisées, des magasins pillés et des citoyens effrayés». «Ce qui s'est passé ici, c'est ce que nous voyons dans de nombreuses villes dans le monde », a-t-il déclaré dimanche à l'agence de presse italienne Ansa. «Je suis très inquiet parce qu'il s'agit d'un nouveau phénomène, qui trouve aussi son origine dans un contexte international et se nourrit donc de lui-même».
Giorgia Meloni, dont le gouvernement de coalition entre la droite et l'extrême droite doit affronter de nouvelles élections en 2027, a qualifié samedi les vandales de «voyous qui exploitent les manifestations pour semer le chaos, attaquer ceux qui garantissent la sécurité et prendre des villes entières en otage». «Manifester est un droit. Ravager nos villes ne l'est pas», a-t-elle écrit sur X.


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