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Des compétitions annulées, une autre déplacée : en cette année olympique, le calendrier des épreuves de bosses en Coupe du monde a été drôlement chamboulé jusqu’ici. Des changements qui font toutefois l’affaire de Mikaël Kingsbury, dans les circonstances.
Le quintuple médaillé olympique soigne toujours une blessure à l’aine subie cet été à l’entraînement. Il arrive à Val Saint-Côme sans être totalement remis.
Je ne suis pas à 100 %, mais je me sens vraiment bien. Les quatre dernières journées de ski ont été sans douleur, a indiqué le Québécois, lundi, en visioconférence. Ma préparation n’a pas été optimale en volume, mais avec la blessure, on a fait un travail exceptionnel. Aujourd’hui, dans des conditions difficiles [à l’entraînement], j’étais satisfait de ma vitesse et de mes sauts.
Son plan est de prendre le départ de la compétition en simple, vendredi, puis d’évaluer comment il se sent le lendemain au réveil. Si la forme le permet, il participera en soirée aux bosses en parallèle.
Ce n’est donc pas un début optimal pour ce qui pourrait bien être la dernière saison de son illustre carrière. Le roi des bosses a d’ailleurs dû faire l’impasse sur la première Coupe du monde de la saison, à Ruka en Finlande, en raison de douleurs persistantes.
Les arrêts suivants à Idre Fjall, en Suède, et à Bakuriani, en Géorgie, ont ensuite été annulés pour des raisons financières et logistiques. De sorte qu’il s’est écoulé un long mois depuis la dernière compétition.
Comme la saison morte est longue, généralement, tu veux rater le moins de courses possibles, a-t-il déclaré. Mais dans ma situation, c’était vraiment optimal que les autres n’aient pas trop de courses. Ça évite qu’ils prennent trop d’avance au classement général, ou qu’ils s’habituent trop à être dans les portillons de départ.
Tous ces changements de plan lui dessinent aussi une occasion en or; celle de remporter la 100e victoire de sa carrière en Coupe du monde devant son public.
Tout est possible, a-t-il lancé avec confiance. J’ai déjà gagné sans être à 100 %. Je sais ce que ça prend pour le faire.
Ce serait un scénario parfait. Quand j'ai fait face à de l'adversité dans ma carrière, j'ai toujours réussi à rebondir et à aller chercher de gros résultats.
Le classement mondial demeure toutefois un objectif secondaire à sa saison, et la priorité demeure d’arriver aux Jeux de Milan-Cortina en pleine santé.
Kingsbury – et ses adversaires – ne pourront toutefois pas profiter d’un réel crescendo avant les JO avec si peu de compétitions.
C'est plus difficile de se créer un momentum quand tu es blessé et que tu dois te gérer. Dans un scénario idéal, c’est moins d’occasions de faire des essais et erreurs. Mais il reste encore beaucoup de skis devant nous.
Sa coéquipière Maïa Schwinghammer y voit là un avantage et un désavantage. C'est bon d'avoir des Coupes du monde, des répétitions, mais la pause m'a permis de faire une bonne réinitialisation et de me reposer.
Elle et Kingsbury bénéficient toutefois déjà d'une préqualification olympique, et n’ont pas à se soucier des points au classement mondial.
Mik et moi, on est plutôt dans une bonne position par rapport à tout ça, car nous sommes préqualifiés pour les Jeux. Je pense surtout aux autres membres de l’équipe qui auront beaucoup de pression pour se qualifier, avec peu d’occasions de le faire, a expliqué Schwingammer. Je pense que la fédération a essayé d’ajouter des événements, mais c’est difficile en étant si près des Jeux olympiques.

Mikaël Kingsbury et Maïa Schwinghammer
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Après Val Saint-Côme, les spécialistes des bosses se dirigeront vers Waterville, au New Hampshire, pour une dernière épreuve avant la pause olympique. À l’origine, les athlètes auraient dû se rendre à Deer Valley, en Utah, mais l’événement a été déplacé à cause d’un manque de neige.
Un autre changement de calendrier bénéfique aux yeux de Kingsbury. J'adore Deer Valley, mais c'est une des courses les plus exigeantes. Elle est dangereuse et en altitude. En plus, à Waterville, on évite un changement de fuseau horaire et on diminue le déplacement.
Schwinghammer heureuse de retrouver Val Saint-Côme
Maïa Schwinghammer a vécu de grands moments à Val Saint-Côme l’an dernier, signant la première victoire de sa carrière. La Saskatchewanaise avait ensuite enchaîné avec un deuxième podium à Deer Valley, mais depuis, les résultats se font attendre, alors qu'elle peine à s’approcher du top 10.

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Maïa Schwinghammer à Val St-Côme en 2025
Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick
En début d’année, en Finlande, j’ai été 5e. C’était difficile pour moi, je ressentais une certaine pression. J’ai aussi été malade, j’ai eu quelques blessures, a affirmé la skieuse de 24 ans.
Je n'essaye pas nécessairement de répéter les résultats de Val Saint-Côme, mais plus à retrouver les bonnes sensations que j’avais quand j’ai skié, et les résultats viendront.
Je veux surtout me concentrer sur ma performance et offrir le meilleur de moi-même, a conclu


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