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Malgré un été marqué par des périodes de sécheresse, des épisodes de pluie et une hausse des coûts de production, les récoltes s’annoncent plutôt bonnes pour plusieurs agriculteurs de la région de London, à l’approche de l’automne.
Les conditions météorologiques ont été variables dans le Sud-Ouest de l’Ontario au cours de la saison. Dans la région de London, des périodes de temps chaud et sec ont nui à certaines cultures, tandis que les précipitations ont parfois compliqué le travail dans les champs.
Malgré ces défis, Ian Phillips, partenaire de Phillips’ Family Farms, dresse dans l’ensemble un bilan positif de la saison.
Nous avons constaté une grande différence pendant cette période très sèche. Certains épis n’ont pas grossi autant qu’ils auraient pu et le rendement a diminué.
Des résultats différents selon les cultures
À Phillips’ Family Farms, dans l’ouest de London, les citrouilles et les courges poussent comme prévu, à temps pour une période particulièrement importante pour l’exploitation, entre l’Action de grâce et l’Halloween.
Le maïs sucré a connu une saison plus difficile. Une période de temps chaud et sec en juillet et au début du mois d’août a freiné la croissance de certains épis et réduit les rendements. Les cultures arrivées plus tard ont toutefois bénéficié d’une plus grande quantité d’eau.
Les résultats ne sont pas uniformes d’un champ à l’autre : une autre parcelle de citrouilles exploitée par l’entreprise a moins bien produit en raison d’un manque d’humidité, selon M. Phillips.

Phillips’ Family Farms cultive plus de 40 variétés de citrouilles, de courges et de coloquintes.
Photo : Radio-Canada / Jack Sutton
Ce portrait contrasté se retrouve ailleurs dans le comté de Middlesex. Marcel Meyer, président de Middlesex Federation of Agriculture, cultive notamment du soya, du blé, du maïs et du foin. Pour ce dernier, la météo a compliqué la saison, puisque les périodes de pluie ont souvent coïncidé avec les moments où il prévoyait de le couper.
Le blé s’en est beaucoup mieux tiré. M. Meyer qualifie les rendements dans la région d’incroyables, même si ceux de sa propre exploitation ont été légèrement inférieurs, possiblement en raison des fortes pluies du printemps après l’épandage d’engrais.
Dans l’ensemble, il estime que les producteurs du comté de Middlesex ont été relativement épargnés cette année par rapport à ceux d’autres régions de l’Ontario.
Chaque année est différente et chaque année, nous nous plaignons de la météo. Mais cette année, nous ne devrions pas le faire, parce que nous avons été privilégiés comparativement à plusieurs autres régions de l’Ontario.
Une violente tempête survenue au début du mois de septembre a notamment couché des champs de maïs et endommagé des bâtiments agricoles dans les comtés voisins de Perth et de Huron. Dans Middlesex, M. Meyer affirme que la grêle qui a accompagné le même système n’a causé que des dommages minimes.
La hausse des coûts pèse sur les agriculteurs
La hausse du prix de certains intrants vient également alourdir les coûts de production. Marcel Meyer juge notamment le prix actuel du diesel particulièrement élevé. Les agriculteurs dépendent du carburant pour faire fonctionner leur machinerie et disposent de peu d’options pour réduire cette dépense au moment des récoltes.
Malheureusement, nous n’avons pas vraiment le choix d’aller à la pompe, parce que ça reste mieux que d’essayer de récolter à la main, lance M. Meyer.
La hausse des dépenses affecte cependant davantage les marges des producteurs que le prix pour les consommateurs. En effet, les agriculteurs ne déterminent pas eux-mêmes le prix de plusieurs produits agricoles, rappelle M. Meyer. Les prix de référence mondiaux du maïs, du soya et du blé sont notamment établis à la Bourse de Chicago.
À cela s’ajoute l’augmentation du prix de certaines pièces de machinerie. Selon M. Meyer, le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis a fait grimper le coût de certaines pièces nécessaires aux réparations, tandis qu’une incertitude demeure quant à celles qui sont exemptées des droits de douane.
Dans l’ensemble, c’est le coût de faire des affaires, et en ce moment, il est simplement plus élevé.

L'exploitation d'Ian Phillips dépend moins de la machinerie lourde. Il affirme donc que la hausse des coûts le préoccupe moins, puisqu’une grande partie du travail effectué à cette période de l’année est manuel.
Photo : Radio-Canada / Jack Sutton
Malgré les aléas de la météo et la hausse des coûts, les deux agriculteurs dressent ainsi un bilan généralement positif de la saison.
Avec les informations Jack Sutton de CBC


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