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Jusque-là, le Parken de Copenhague le renvoyait au 500e but de sa carrière inscrit avec le Real Madrid contre Malmö. Mais 11 ans plus tard, jour pour jour, le nom du stade de la capitale danoise a pris une autre résonance dans l'histoire personnelle de Cristiano Ronaldo qui, ce mercredi, a quitté cette enceinte qui restera peut-être la dernière à l'avoir accueilli en tant que joueur de la Seleçao.
Après avoir fait venir son jet privé de Madrid, CR7 a regagné dans la nuit de mercredi à jeudi la capitale espagnole. Ce qui n'était pas forcément gagné.
Quand le crack s'est engouffré dans un van de la fédération ce mercredi en fin d'après-midi alors que ses partenaires s'entraînaient, une séquence lunaire a débuté. Jorge Jesus et Pedro Proença, le sélectionneur et le président de la fédération, ont tenté de l'empêcher de s'en aller sur la route de l'aéroport. Une tentative de détournement vaine.
Onde de choc au Portugal après le départ de Cristiano Ronaldo : "Je dirai la vérité en temps voulu"Le Premier ministre portugais en personne a aussi essayé de convaincre la star de revenir sur sa décision. Appelant également Jesus et Proença selon les médias portugais. En vain. Comment en est-on arrivé là ? Petit à petit, les langues se délient et le voile se lève. Et tout a commencé dans la foulée d'une Coupe du monde que la star a débutée en faisant l'objet des critiques après son match à l'envers contre la République démocratique du Congo (1-1). Son doublé contre l'Ouzbékistan avait fait naître l'illusion d'un crépuscule chassé et qu'importe finalement son penalty en 16es contre la Croatie, Ronaldo n'avait pas pesé contre l'Espagne en 8es. Il n'était pas le seul mais dans son esprit est apparu alors l'idée de prendre sa retraite internationale.
Ses relais médiatiques ont depuis fait passer le message que Jorge Jesus, dans la foulée de sa nomination le 10 juillet dernier, a tenté de l'appeler quotidiennement pour le faire revenir sur ce choix.
En attendant, le sélectionneur, qui avait dirigé CR7 à Al-Nassr, s'est rendu chez lui en compagnie du président de la fédération en août. Selon Marca, la réunion s'est tenue à Cascais entre, d'un côté, la volonté affichée par les uns de persuader le joueur qu'il avait encore un rôle à tenir en sélection et, de l'autre, l'évocation d'une simple prise de température de ses intentions. Reste que cette rencontre a débouché sur un consensus : la retraite internationale pouvait attendre et Ronaldo était ouvert à l'idée de jouer moins.
Promesse non tenue et excuses privées
La feuille de route dessinée par Jesus pour ce rassemblement prévoyait ainsi de l'utiliser uniquement pour les matchs à domicile, soit la première rencontre face au pays de Galles le 24 septembre et la dernière à Porto ce dimanche 4 octobre face à la Norvège. Sauf qu'il y a eu un premier coup de canif dans le contrat moral : Jesus aurait, selon plusieurs sources, promis à Ronaldo 30 minutes de temps de jeu à Oslo, l'envoyant s'échauffer à la pause avant de changer d'avis, soucieux de préserver la victoire des siens. Ce que Ronaldo n'a pas vraiment apprécié.
D'où un premier entraînement séché ce mardi, avant une nouvelle réunion de crise avec le président Proença débarqué plus tôt que prévu au chevet de la Seleçao. Le différend a alors été aplani par les excuses privées de Jesus. Ronaldo attendait qu'elles deviennent publiques lors de la conférence de presse de ce mercredi avant l'ultime séance. Ce qui n'a pas été le cas et l'a poussé, donc, à quitter le rassemblement.
Nouveau rebondissement dans l'affaire Ronaldo : le sélectionneur portugais, Jorge Jesus, aurait poursuivi CR7 à l'aéroportEn théorie, pareil choix l'expose à une amende et surtout à une suspension de six mois. Mais il apparaît assez improbable que la fédération portugaise se lance dans une telle démarche au vu de l'émoi généré par cet épisode qui vire à l'affaire d'État. Le président du gouvernement régional de Madère d'où est originaire Ronaldo a parlé "de bêtises et mesquineries qui visent à minimiser son importance".
Premier sélectionneur, en U15, de CR7, Carlos Dinis s'est montré plus diplomate : "C'est une situation qui aurait pu être évitée. Ces derniers temps, il me semble que les choses n'ont pas été gérées efficacement et qu'on les a laissées traîner. Surtout ces dernières années avec Roberto Martinez avec qui les problèmes se sont accumulés." En attendant, Jesus a répondu à Ronaldo qui a promis de donner sa version des faits : "On en parlera après le rassemblement. J'ai la conscience tranquille." Et le Portugal un nouveau numéro 7 : Rafael Leão.
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