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ENTRETIEN - Rapidement perçu comme l’aventurier parfait par les autres participants, le créateur en bois de 28 ans raconte à quel point les certitudes s’effondrent une fois dans le feu de l’action.
Entre le sixième et onzième jour de l’aventure de « Koh-Lanta, les reliques du destin » tourné il y a un an aux Philippines, l’équipe des Jaunes a aligné quatre victoires d’épreuve consécutives. Des performances qui ont obligé les Rouges à passer de nouveau au conseil et à éliminer Lionel (après avoir déjà perdu Françoise et Karine).
Si les membres des Kalao affichent une belle cohésion, le manque de nourriture se fait cruellement ressentir, notamment pour le très athlétique Guillaume. Plus les jours passent et plus le créateur en bois de 28 ans passionné de sport peine à tenir debout. L’apport de riz, de poissons et de fruits a contribué à lui remonter le moral.
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LE FIGARO. - Pourquoi avoir voulu participer à « Koh-Lanta » ?
Guillaume. - Je regardais l’émission quand j’étais enfant avec mes parents. Puis, j’ai déménagé à l’étranger donc j’ai arrêté. C’est en revenant à Paris qu’un collègue m’a dit qu’il souhaitait y participer. Donc je me suis renseigné et, le soir même, j’ai envoyé ma lettre de motivation. Le petit Guillaume, devant la télé, disait à sa famille qu’il pourrait faire mieux. C’est un peu un rêve qui s’est accompli. C’était la seconde fois que je postulais et j’aurais continué tant que je n’étais pas pris.
Les activités physiques que vous pratiquez ont-elles été un avantage durant le jeu ?
Je n’utiliserai pas le terme avantage. Lorsqu’on arrive sur l’aventure, on ne connaît pas les autres. Dans le jeu, on va avoir tendance à trouver des candidats qui sont multidisciplinaires et relativement forts dans tout ce qu’ils font. À côté, il y en a qui sont préparés pour des choses spécifiques. Moi, je considérais que mes activités pouvaient me donner peut-être un avantage par rapport à un Parisien qui n’a pas vu la mer ou qui n’est pas à l’aise dans l’eau.
Avec ces compétences, ne craigniez-vous pas d’avoir une « cible dans le dos » ?
Il faut savoir que je ne suis pas du tout stratège. Je participe uniquement pour le plaisir. J’avais en tête de ne rien cacher de mes capacités. Il n’était pas question de ne pas rester moi-même. Je voulais vivre mon aventure tel que je suis, fidèle à mes valeurs et coller le plus possible au Guillaume que je suis dans la vie de tous les jours. On a plutôt tendance à me considérer comme un repère au sein du groupe.
« Je suis un très mauvais communicant »
Guillaume, candidat de «Koh-Lanta, les reliques du destin»Que pensez-vous de cette étiquette de « candidat parfait » qu’on semble vous avoir collé dès le début du jeu ?
Il faut faire attention, la vérité est toujours bien différente de ce qu’on peut voir à la télévision. Ça me flatte, évidemment, c’est super cool que les gens pensent ça... Mais après, ça reste une étiquette. J’espère juste ne pas décevoir parce que personne n’est parfait. Même le plus fort des candidats de « Koh-Lanta » a énormément de défauts. Je reste fidèle à moi-même et je garde mon éthique.
Quels défauts pourraient vous porter préjudice dans l’aventure ?
Je suis un très mauvais communicant. Quand il y a des conflits ou des participants qui me demandent un avis sur quelque chose, je ne parle jamais. Toute ma vie, j’ai cherché à éviter les conflits. J’ai une très mauvaise communication quand il s’agit de prendre parti, d’émettre un avis sur quelqu’un ou quelque chose. Sinon, je mange beaucoup et je dors beaucoup ce qui n’est pas forcément très pratique pour une aventure comme « Koh-Lanta ».
Quels anciens du jeu vous ont inspirés ?
Un aventurier qui dénote et que je prenais comme point de référence, c’est Ugo Latriche, l’ancien fauconnier. C’est un candidat extrêmement polyvalent qui fait attention à son équipe. Il prend le jeu comme il est, c’est-à-dire un exercice de survie avant tout. Il ne se prend pas la tête et y va parce que ça lui fait plaisir.
« J’étais prêt à tirer sur la corde pendant 2 heures pour l’emporter »
Guillaume, candidat de «Koh-Lanta, les reliques du destin»Comment vous êtes vous préparé pour l’aventure ?
Je ne me suis pas tant préparé que cela. J’ai continué à faire mes activités tout en calmant le jeu pour ne pas me blesser. J’ai gardé mon train de vie classique, de même pour mon alimentation. J’avais écouté des podcasts sur d’anciens candidats, notamment Claude Dartois qui disait ça ne servait à rien de s’habituer à ne pas trop manger puisque, dans ce cas, on commence le jeu sans être soi-même.
Quels aspects de « Koh-Lanta » avez-vous sous-estimés ?
La faim ! Je mange énormément, je termine les assiettes de tout le monde et je demande du rab quand il y en a. J’adore manger, on me dit souvent qu’il vaudrait mieux m’avoir en image. Ce n’est pas tellement la faim comme on peut l’entendre qui a pris le dessus, parce que je n’ai pas le souvenir de mon ventre qui gargouille, mais c’était plutôt la perte d’énergie. Le fait de ne plus avoir de sucre et de protéines m’a déséquilibré. Mon corps a commencé à taper dans ses réserves.
Comment avez-vous réagi face à l’épreuve de confort qui mettait de la nourriture en trophée ?
Quelle que soit l’épreuve, l’important est de la gagner. Même si nous avions sécurisé que les coussins, il fallait quand même les garder. On a réussi à avoir les meilleurs lots, les fruits et le riz, des aliments qui durent dans le temps. Les cookies et le café m’auraient aussi fait extrêmement plaisir. Au moment de l’épreuve, je me suis mis en mode buffle et j’étais prêt à tirer sur la corde pendant 2 heures pour l’emporter.
« Je défendais le fait que tout le monde mange pareil, parce que c’est ce qu’il y avait de plus juste »
Guillaume, candidat de «Koh-Lanta, les reliques du destin»Étiez-vous en phase avec l’avis d’Ulrich qui considère qu’une femme a moins besoin de manger qu’un homme ?
Non, j’étais pour une équité totale. Fille ou garçon, plus ou moins musclé, on est tous là à mourir de faim sur une île. D’un point de vue psychologique, c’est compliqué de se dire : « Je mange deux fois moins que mon équipe ». Je suis rapidement arrivé à la conclusion que ce n’est pas en mangeant trois coquillages que je vais reprendre de l’énergie. Je serai juste content d’avoir pu partager un moment en mangeant quelque chose avec les autres candidats. Je défendais le fait que tout le monde mange pareil, parce que c’est ce qu’il y avait de plus juste.
Avez-vous validé l’attitude provocatrice d’Ulrich envers les Rouges à la fin de l’épreuve de confort ?
Chacun participe au jeu avec sa propre personnalité, et Ulrich a un caractère très fort. Il aimait bien émettre des petits commentaires et il était très incisif. C’était voulu, pour leur montrer qu’on est bien présents et qu’on ne lâchera pas. Ça a semé un peu plus la zizanie au sein de leur équipe.


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