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Un opérateur minier chinois « intronisé » lamido de Fel, dans l’Adamaoua. L’histoire circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et elle a fini par irriter l’administration. Le sous-préfet de Meiganga a publié un communiqué le 11 juillet 2026 pour couper court à ce qu’il qualifie d’allégations sans fondement.
Ce que dit le communiqué officiel
Selon le document signé par le sous-préfet de l’arrondissement de Meiganga, aucune cérémonie d’intronisation n’a eu lieu à Fel. Le localité, un petit hameau du canton de Lokoti, connaîtrait actuellement une explosion démographique liée à l’exploitation minière qui s’y développe.
Mais Fel n’a jamais été érigée en unité de commandement traditionnel. Elle reste, selon le texte, sous le ressort de la chefferie de 3e degré du village Kombo Laka.
Le sous-préfet insiste sur un point précis. Aucune chefferie traditionnelle n’a été créée à Fel par l’autorité administrative compétente, et donc aucune désignation de lamido n’a pu s’y tenir, encore moins en présence de l’administration.
Le texte rappelle aussi le cadre légal. Le décret n°77/245 du 15 juillet 1977 encadre l’organisation des chefferies traditionnelles au Cameroun, et toute cérémonie de ce genre en dehors de ce cadre serait, selon le sous-préfet, une violation flagrante de la loi.
Une rumeur qui en dit long sur le climat minier
« Un Chinois lamido, franchement, on aura tout vu. » C’est le genre de réaction qu’on imagine facilement dans une rédaction en lisant cette histoire.
Au-delà de l’anecdote, ça pose question sur ce qui se joue réellement à Fel. L’exploitation minière chinoise transforme visiblement le hameau à une vitesse que l’administration locale peine à encadrer, entre changement démographique et rumeurs qui grossissent plus vite que les vérifications officielles.
Difficile de ne pas y voir un signal d’alerte sur la manière dont certains opérateurs étrangers s’installent dans ces zones minières reculées, parfois en marge des cadres traditionnels et administratifs reconnus. Le sous-préfet, en publiant ce démenti, cherche visiblement à reprendre la main sur un récit qui lui échappait.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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