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Après avoir promis de mettre l’économie russe « à genoux », Bruno Le Maire veut désormais expliquer comment sauver l’Europe. À la REF, une partie du patronat semblait surtout vouloir lui présenter l’addition.
Mercredi 26 août, l’ancien ministre de l’Économie est interrogé sur son bilan en matière de finances publiques. Dans la salle, quelques sifflets fusent. Pas exactement un comité de gilets jaunes : le public est composé de dirigeants et de grands patrons.
Bruno Le Maire réplique : « Je me suis fait applaudir ici à de nombreuses reprises. J’entends des sifflets aujourd’hui. » Puis il reconnaît « sa part de responsabilité », tout en rappelant qu’il n’est plus à Bercy depuis près de deux ans.
Une défense pratique. La dette publique française a effectivement continué de grimper après son départ. Mais elle avait déjà augmenté de plus de 1 000 milliards d’euros entre 2017 et 2024, période durant laquelle Bruno Le Maire occupait le ministère de l’Économie. Sept années à Bercy rendent difficile le costume du simple spectateur.
Un peu plus tôt, Éric Trappier avait lui aussi refroidi l’ambiance européenne. Interrogé sur l’existence d’une véritable industrie européenne de défense, le PDG de Dassault Aviation répond : « Vous avez une industrie française qui est une industrie européenne. »
Une façon très polie de rappeler que les discours sur « l’armée européenne » ne fabriquent ni Rafale, ni usines, ni ingénieurs.
par Yoann
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