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L’équipe de France se retrouve lundi à Clairefontaine avant de décoller pour les États-Unis. Au programme, des matches amicaux contre le Brésil et la Colombie. Ultime répétition avant le frisson de l’été.
Avec la Ligue des champions, les autres Coupes d’Europe ou encore le suspense dans les championnats européens, on aurait presque oublié qu’elle existait. Et pourtant une Coupe du monde (11 juin-19 juillet) a bien lieu dans moins de 100 jours. L’équipe de France s’invite dans l’actualité cette semaine avec une tournée américaine express et deux rendez-vous fixés contre le Brésil (jeudi, 21h, Boston) et la Colombie (dimanche 21h, Washington). Une ultime séquence pour entrevoir la bande de Didier Deschamps avant le grand raout estival et la quête d’une troisième étoile.
Tous les meilleurs joueurs sont là, ou presque
Le sélectionneur a peu profité de cette séquence de mars pour effectuer d’ultimes essais, comme au poste de gardien (Risser, Buttez retoqués, Chevalier conforté), de défenseur (Udol resté à quai) ou de milieu (Tolisso pas rappelé malgré le forfait de Koné). Une manière de ne pas donner de faux espoirs. Dimanche soir, face à la blessure tardive de William Saliba (cheville), « DD » a décidé de convoquer Maxence Lacroix, le défenseur de Crystal Palace, aucune sélection au compteur. Ce sera la seule «nouvelle attraction» du groupe France.
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En dehors des blessés (Jules Koundé, William Saliba, Manu Koné et Bradley Barcola), quatre hommes assurés d’être dans l’avion pour l’Amérique, sauf blessure, tous les cadors sont là. En tête, le capitaine Kylian Mbappé, un temps incertain et bien présent. Les Parisiens aussi (Dembélé, Doué, Zaïre-Emery ou encore L. Hernandez), tout comme le reste des cadres (Tchouaméni, Maignan, Upamecano, Rabiot, Kanté, Olise...). Et d’autres éléments qui demandent à être vus (Ekitike, Cherki, Doué, Akliouche, Zaïre-Emery, Gusto, Kalulu...).
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Une affiche de rêve contre le Brésil
Il ne faut jamais banaliser une séquence de l’équipe de France. Dans un football moderne ou le pouvoir des clubs a pris le dessus sur celui des sélections, ce rassemblement des Bleus, le dernier avant la liste du 13 mai, ne manque pas de piquant. À cette période de la saison, difficile de rêver à une meilleure affiche que France-Brésil jeudi à Boston (21h, heure française), même s’il est amical, même si Neymar n’est pas là et même s’il ne dira rien de ce qu’il se passera au Mondial (11 juin-19 juillet) cet été.
Pour autant, dans une semaine étriquée avec deux matches en trois jours (Brésil jeudi, Colombie dimanche) et un rapide déplacement aux États-Unis (départ mardi, retour dimanche soir), les hommes de Didier Deschamps seront attendus avec gourmandise pour le seul rassemblement de la sélection entre novembre et juin. L’équipe alignée face aux hommes de Carlo Ancelotti pourrait donner des indications sur le onze qui débutera la Coupe du monde le 16 juin contre le Sénégal, sauf si le sélectionneur décide de panacher ses deux onze de départ. Dans tous les cas, un turnover conséquent est attendu.
Prendre les marques aux États-Unis
C’est un détail pour le grand public, mais pour Deschamps et son staff, cela compte. Dans cette tournée américaine, les Bleus logeront dans le même hôtel de Boston que celui de la Coupe du monde et ils joueront contre le Brésil sur la même pelouse du Gillette Stadium que face à la Norvège (26 juin) cet été. Toutefois, ils ne pourront s’entraîner cette semaine sur le même terrain que celui prévu en juin.
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L’idée est aussi, en ouvrant peu le groupe, de perpétuer l’esprit qui règne au sein de la sélection. Face à des séquences raccourcies sans cesse, Deschamps compte sur cet «esprit club» pour être le ciment des futures réussites de l’équipe de France. Sur ce point, le double champion du monde sait de quoi il parle. Domaine dans lequel il excelle.
L’utilisation de Dembélé sera scrutée
Un retour très attendu. Depuis la polémique née de sa blessure contre l’Ukraine le 5 septembre dernier (entré à la pause, le Parisien était sorti à la 81e minute), qui avait valu un vent de critiques envers Deschamps et son staff de la part du Paris SG, Ousmane Dembélé n’a plus enfilé le maillot de l’équipe de France. Le Ballon d’Or, encore en phase de reprise, est donc l’une des attractions de cette séquence. Utilisé en pointe de l’attaque de Luis Enrique, même s’il bénéficie d’une grande liberté dans ses mouvements, le champion du monde fait face à une grande concurrence en sélection avec le capitaine Kylian Mbappé, ou encore Hugo Ekitike et dans une très moindre mesure, Marcus Thuram et Randal Kolo Muani, qui ne boxent pas dans la même catégorie.
Il sera donc intéressant de voir comment Didier Deschamps utilisera le Parisien. Dans un rôle axial avec des permutations entendues avec Mbappé ? Sur le côté droit avec une totale liberté de mouvement avec Michael Olise, qui flambe dans ce secteur de jeu avec le Bayern Munich ? Tout est possible.
Pas forcément de gagnants, mais assurément des perdants
Avec ce groupe de 26, ramené à 25 depuis le forfait de Manu Koné, Didier Deschamps n’a pas voulu «ouvrir» et faire des tests. C’est un signe fort et assumé. Dans ce genre de rendez-vous, peu d’internationaux sortent grands gagnants au point de valider une place au Mondial, encore plus au regard du pedigree des troupes, mais au contraire, certains peuvent en perdre. Au poste de gardien, une discussion aura forcément lieu avec Lucas Chevalier, remplaçant au PSG et convoqué sur l’autel de la politique de «la main tendu».
En défense, avec Koundé forfait, Malo Gusto devra être au rendez-vous, idem pour Pierre Kalulu. Si au milieu de terrain, le suspense est quasiment inexistant, ce n’est pas le cas devant. Avec l’absence de Barcola, Maghnes Akliouche, excellent avec Monaco dimanche contre Lyon (1-2), a une carte à jouer. Rayan Cherki demande à être vu sous le maillot bleu, tandis que Marcus Thuram et Randal Kolo Muani, en difficulté cette saison, devront aussi se montrer sur le temps de jeu offert. La liste est le 13 mai. C’est déjà demain.


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