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CHRONIQUE - Incarné par David Lisnard, Sarah Knafo ou Marion Maréchal, le libéralisme renaît dans un pays qui gronde contre la bureaucratie et l’impôt. Reste à savoir s’il saura être utile, en civilisant le populisme et en le tirant vers le haut.
Depuis quelques années, la France est traversée par des convulsions témoignant d’une révolte viscérale contre un État spoliateur. Les premiers « gilets jaunes » en furent le signe inaugural, avant que la gauche ne s’empare du mouvement. Le commun des mortels cherche normalement à vivre sa vie à l’abri de la politique, jusqu’à ce que cette dernière le percute et l’oblige à s’en mêler. Le malaise ne s’est jamais dissipé. Un sentiment de révolte prend forme à la manière d’une révolte des actifs - « C’est Nicolas qui paie », comme on disait ces derniers mois. David Lisnard, Sarah Knafo, Marion Maréchal traduisent chacun cette aspiration à leur manière, même si leurs stratégies diffèrent.
Cette révolte a un visage poujadiste - ce terme, selon moi, n’a rien de péjoratif, car le poujadisme, malgré tout le mal qu’on a pu en dire, malgré ses dérives, aussi, fut d’abord une forme de réaction organique contre la mise en place de la société bureaucratique sous le signe du contrôle fiscal permanent…


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