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Chronique

auteur

Isabelle Chaperon

Chroniqueuse au service Economie

Les problèmes suscités par les sites de paris prennent de l’ampleur à mesure qu’ils s’insinuent dans la vie quotidienne, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

Publié aujourd’hui à 11h30, modifié à 11h44 Temps de Lecture 1 min.

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Il est plus facile de prédire l’avenir quand on le connaît. Biff Tannen, le méchant du film Retour vers le futur 2 (Robert Zemeckis, 1989), ne s’y est pas trompé. Il avait rapporté de ses pérégrinations, en 2015, un almanach des sports lui permettant de deviner à coup sûr le score des matchs à venir. Heureusement pour les marchés de prédiction, ces sites interdits en France qui permettent de parier sur n’importe quoi – de la vie des stars aux élections –, les machines à remonter le temps ne courent pas les rues. Cela n’empêche pas les fraudes : il y a même eu de la triche à la Maison Blanche, et Donald Trump n’y est pour rien.

L’application Kalshi, vue à Chicago (Illinois, Etats-Unis), le 25 février 2026. L’application Kalshi, vue à Chicago (Illinois, Etats-Unis), le 25 février 2026.

Le régulateur des marchés à terme américains, a annoncé, vendredi 28 août, un accord mettant fin aux poursuites pour « détournement d’informations » contre un ancien employé de la Maison Blanche. Ce dernier était chargé d’opérer le prompteur de Donald Trump. A ce titre, il avait accès à l’avance aux discours du président américain.

Entre décembre 2025 et février, le petit malin en avait profité pour miser, sur la plateforme Kalshi, sur les mots ou les phrases que Donald Trump serait susceptible de prononcer lors d’une intervention spécifique. Cela lui avait rapporté 107 539,02 dollars (environ 92 710 euros) qu’il devra rembourser, en sus du paiement d’une amende de 65 000 dollars. L’opérateur n’est, à l’évidence, pas celui qui s’est le plus enrichi à la Maison Blanche grâce à ses fonctions. Mais les filets des autorités ont la fâcheuse tendance à n’attraper que les petits poissons.

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