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La famille d’un homme de 25 ans, blessé par balle par la police de Saskatoon le 19 décembre dernier, cherche toujours des réponses. Elle s’interroge sur l’inaction des autorités, alors qu’un juge avait ordonné son hospitalisation forcée près de trois semaines avant la fusillade.
L’homme se remet toujours de ses blessures à l’hôpital. Comme l’Équipe d’intervention en cas d’incident grave (SIRT) enquête sur la conduite policière, peu de détails ont été rendus publics concernant l’intervention survenue dans un parc de maisons mobiles du quartier Sutherland.
Pour la famille, le drame a commencé bien avant les coups de feu. Inquiets de comportements jugés délirants et agressifs, ses proches ont saisi les tribunaux le 30 novembre 2025 afin d’obtenir un mandat en vertu de la Loi sur la santé mentale.
Bien que le document ait été signé par un juge, l’intervention de l'Équipe de police et de crise (Police and Crisis Team), composée d’un policier et d’un professionnel de la santé mentale, ne s’est jamais concrétisée. Selon la famille, les agents ont estimé que la situation était trop dangereuse pour intervenir à l’intérieur de la remorque du jeune homme.
Nous pensons qu'une grande partie du désastre qui s'est produit aurait pu être évitée si les autorités étaient entrées dans ses locaux plus tôt pour le prendre en charge.
Le dilemme tactique des policiers
L’avocat de la défense à Saskatoon, Brian Pfefferle, qui possède une vaste expérience des mandats en santé mentale, souligne la complexité de ces interventions.
Ce sont des situations extrêmement délicates. Il est facile de critiquer avec le recul, mais nous avons vu des cas tragiques où une entrée de force a mené à une fusillade immédiate.
Selon lui, l’exécution d’un tel mandat repose sur une série d’évaluations constantes des risques, obligeant les policiers à ajuster leurs décisions en temps réel.
Une escalade tragique le 19 décembre
Après l’expiration du premier mandat, les menaces de l’homme se seraient intensifiées sur les réseaux sociaux. Le 19 décembre, la famille est retournée au tribunal avec des preuves de menaces de mort visant des proches et des voisins.
À leur grande surprise, le personnel judiciaire ignorait que le premier mandat n’avait jamais été exécuté. Le même jour, un voisin a signalé une tentative d’effraction. La police a alors tenté de négocier avec l’homme pendant toute l’après-midi et une partie de la soirée.
Vers 23 h 41, celui-ci est partiellement sorti de sa résidence. Une confrontation s’est produite et un membre de l’unité tactique a ouvert le feu. L’homme s’est ensuite de nouveau barricadé avant d’être finalement arrêté vers 2 h du matin, après l’utilisation de dispositifs moins létaux.
Aujourd’hui, la famille demeure profondément marquée par les événements et s’inquiète pour l’avenir du jeune homme, qui n’a toujours pas été formellement accusé d’un crime. Elle dénonce un système où l’aide arrive trop souvent trop tard.
Nous voulons que notre expérience serve aux autres familles , disent ses proches, qui espèrent que l’enquête du SIRT mettra en lumière les lacunes de communication entre le système judiciaire et les forces de l’ordre.
Avec les informations de Dan Zakreski


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