NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Le président argentin, qui s’estime soutenu par Donald Trump, a annoncé un projet de loi visant des « entreprises liées à des opérations non autorisées » autour de l’archipel de l’Atlantique Sud, dont Buenos Aires et Londres se disputent la souveraineté.
Javier Milei, s’estimant soutenu par Donald Trump, a évoqué jeudi « des vents favorables » à la revendication historique des îles Malouines par l’Argentine, et a annoncé des sanctions renforcées pour tout projet pétrolier autour de l’archipel.
Dans une allocution télévisée, le président argentin a présenté un projet de loi visant à « durcir les sanctions et les peines à l’encontre des entreprises liées à des opérations non autorisées », autour de l’archipel de l’Atlantique Sud, dont Buenos Aires et Londres se disputent la souveraineté.
« Nous allons déployer tous les instruments de l’Etat, diplomatiques, économiques, judiciaires, afin de dissuader les acteurs étatiques et non étatiques qui portent atteinte à notre souveraineté », a poursuivi le président argentin jeudi.
Les Malouines « sont argentines par l’histoire et par le droit, il n’y a aucune discussion à ce sujet », a-t-il insisté, ajoutant que les quelque 3 500 habitants des Malouines, « population implantée sur un territoire usurpé, n’ont pas un droit légitime à l’autodétermination ».
Les Malouines « sont britanniques » et « notre engagement » envers elles « est absolu et inébranlable », lui a pour sa part répondu vendredi matin le secrétaire d’Etat à la défense britannique, Wes Streeting. Les Malouines « sont britanniques parce que leurs habitants ont choisi d’être britanniques », a-t-il enchaîné.
Donald Trump entretient le flou
Vue aérienne de Stanley, dans les îles Falkland (Malouines), le 7 octobre 2019. Javier Milei a prononcé son discours quatre jours après que le président des Etats-Unis, Donald Trump, son allié idéologique, a affirmé ne pas exclure de « revoir » la position américaine de neutralité concernant l’archipel.
Le discours du président argentin s’inscrit également dans le contexte de la condamnation, par la chancellerie argentine, d’un projet d’exploitation pétrolière d’une compagnie britannique au large de l’archipel.
Les Etats-Unis, comme la plupart des pays occidentaux, reconnaissent que le Royaume-Uni administre de facto ces îles, mais ne se prononcent pas sur la souveraineté stricto sensu. Celle-ci fait l’objet d’une résolution en 1965 de l’ONU, qui reconnaît l’existence d’un différend, et enjoint aux parties de trouver une solution pacifique.
« Je passe toujours toutes les positions en revue. C’en est une parmi d’autres », avait déclaré lundi le président américain, interrogé sur la position américaine sur les Malouines, sans être plus explicite.
Javier Milei s’est aussitôt réjoui de la petite phrase de son homologue américain, évoquant « quelque chose de très fort concernant la cause la plus importante et la plus sacrée pour nous les Argentins ».
Une place centrale pour l’identité argentine
L’archipel des Malouines, à 600 kilomètres de la côte patagonienne argentine, a été le théâtre d’une brève guerre entre l’Argentine et le Royaume-Uni en 1982, qui a causé la mort de 649 Argentins et 255 Britanniques en soixante-quatorze jours.
Mardi, une association d’anciens combattants des Malouines et des défenseurs de l’environnement ont intenté une action en justice pour empêcher un projet pétrolier porté par l’entreprise britannique Rockhopper et l’israélienne Navitas au nord de l’archipel.
Les Malouines, administrées de facto par le Royaume-Uni depuis l’« occupation » (selon le qualificatif argentin) en 1833, occupent une place centrale pour l’identité argentine, à la fois totem et ciment du pays, traversant les clivages politiques, un peu à l’image de l’équipe nationale de football.
Dans la Constitution, dans les noms de municipalités, dans les manuels scolaires, sur des fresques murales, des autocollants sur les bus, ou même tatoué sur la peau, le slogan « Malvinas Argentinas » est omniprésent.
Les déclarations de Javier Milei s’inscrivent aussi dans un certain contexte politique. La cote de popularité du dirigeant est en baisse depuis trois ou quatre mois, sur fond d’austérité budgétaire qui pèse sur la majorité de la population.
Le Monde avec AFP


4 day_ago
50



























.jpg)






French (CA)