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Malgré la vaccination massive, un nouveau cas de dermatose nodulaire déclaré dans l’Ariège

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France 02/01/2026 12:14 Actualisé le 02/01/2026 12:32

Si la totalité du cheptel de l’Ariège a déjà été vaccinée contre la maladie, un troupeau dans l’est du département doit être abattu dans la journée.

Par Maxime Birken avec AFP

Photo d’illustration d’un élevage bovin dans une ferme française.

JUSTINE BONNERY / Hans Lucas via AFP

Photo d’illustration d’un élevage bovin dans une ferme française.

La couverture vaccinale n’est pas encore optimale. Preuve en est ce vendredi 2 janvier avec le bilan actualisé des contaminations fourni par le site du ministère de l’Agriculture, qui évoque l’apparition d’un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ce nouveau cas fait ainsi passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.

Détecté en Ariège, deuxième foyer de cette maladie hautement contagieuse mais inoffensive pour l’homme, ce nouveau cas a été identifié dans « un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours ». Le bétail concerné va donc « être abattu » sur la commune de Léran, a indiqué à l’AFP Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.

Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise à ce titre qu’un « animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin » et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.

Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et « ne veulent pas de blocage chez eux », a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département.

« 68,6 % du cheptel » vaccinés dans 10 départements du Sud-Ouest

Le syndicat organise quand même un rassemblement ce vendredi à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour « informer l’État qu’(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre ».

« C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant » en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre « grand-chose » sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.

« Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées », a de son côté souligné Philippe Lacube. Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur « trois piliers » : l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.

Dans les dix départements du Sud-Ouest, « 68,6 % du cheptel », soit 495 602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier. Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95 % des élevages représentant 75 % des bêtes de la zone ont été vaccinés : un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.

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