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Réunis le 1ᵉʳ octobre à Luxembourg, les ministres de l’intérieur de l’Union européenne ont officiellement validé le nouveau règlement européen sur les expulsions, qui ouvre la porte au développement de « plateformes de retour » dans des pays tiers.

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Des policiers montent la garde sur une zone empruntée par les migrants tentant de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni, à Gravelines (Nord), le 29 septembre 2026. Des policiers montent la garde sur une zone empruntée par les migrants tentant de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni, à Gravelines (Nord), le 29 septembre 2026.

Poursuivre encore et encore le durcissement de la politique migratoire européenne. Ces trois dernières années, l’Europe a considérablement renforcé son arsenal législatif pour contrer l’arrivée de migrants irréguliers sur le Vieux Continent. Mais les Etats membres comptent aller plus loin, comme en témoignent les débats des ministres de l’intérieur et de l’immigration des Vingt-Sept, qui se sont réunis, jeudi 1er octobre à Luxembourg.

Sur fond de progression de l’extrême droite partout en Europe – les dernières élections régionales outre-Rhin ont ainsi confirmé la poussée de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) –, les Vingt-Sept, entraînés notamment par l’Allemagne, l’Italie, la Grèce ou le Danemark, sont à la manœuvre pour renforcer la « forteresse » Europe. Entre l’installation de centres dans des pays tiers, vers lesquels expulser des sans-papiers, l’idée de remettre en cause le droit d’asile dans des cas exceptionnels, comme les événements de Ceuta cet été, ou encore les appels à réécrire le tout nouveau pacte sur la migration et l’asile, ils ne manquent pas d’idées.

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