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À la tête de Ma Petite Maison Verte à Massy, Anna-Ketsia Plesel conçoit depuis sept ans des bâtiments en bois écoresponsables pour des collectivités et acteurs institutionnels.
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Par Thibaut Faussabry Publié le 27 août 2026 à 6h10
Sept ans après sa création, l’entreprise Ma Petite Maison Verte, basée à Massy (Essonne), a bien grandi. Développant des solutions de construction bois et d’habitat écoresponsable, alliant performance environnementale, accessibilité économique et engagement social, la société a mené plusieurs projets ces dernières années dans le département et ne compte pas s’arrêter là.
« Il y a une plus grande sensibilité à l’écologie en Essonne »
« Il y a une plus grande sensibilité à l’écologie et à ce type de projet en Essonne que dans les autres départements franciliens », remarque Anna-Ketsia Plesel, cofondatrice de Ma Petite Maison Verte.
En 2020, quand avec son associé, elle prospectait auprès des collectivités et acteurs institutionnels de la région, ce sont des élus de l’Essonne qui ont manifesté le plus d’intérêt pour son concept mêlant construction en ossature bois et isolation en fibre de bois, fibre de coton ou en carton recyclé appelé Ipac (isolant porteur alvéolaire cellulosé).
Le bois allie résistance, faible empreinte carbone et rapidité de construction plus intéressante que le béton. Une petite maison de 50 m³ peut être livrée clé en main en trois mois seulement.
Un village de tiny houses pour étudiants à Évry-Courcouronnes
Installant en 2020 son atelier à Épinay-sur-Orge dans lequel elle a formé des personnes en situation de handicap, la start-up a livré ses premières constructions les années suivantes avec en 2022 une base-vie destinée aux chauffeurs de bus de la RATP à Massy, suivie d’un autre bâtiment au même endroit en 2024.
En 2025, il y a eu l’édification en début d’année d’un chalet à Épinay-sur-Orge, tout près de la ligne de tramway, ainsi que la construction d’une crèche à Angervilliers.
Quelques mois plus tard, en novembre, Ma Petite Maison Verte a achevé sa principale réalisation à ce jour : un village à Évry-Courcouronnes, composé de neuf petites maisons à destination d’étudiants.
« Il a pris plus de temps que prévu pour voir le jour et nous avons connu quelques difficultés financières qui nous ont contraints à diminuer le nombre de maisons, mais les premiers étudiants ont emménagé à l’intérieur », détaille Anna-Ketsia Plesel.
Des personnes en situation de handicap
S’il reste encore des aspects esthétiques à finaliser au sein du village, les neuf tiny houses sont habitables et pourront accueillir jusqu’à 17 étudiants.
Cette année, l’entreprise massicoise a achevé l’extension de la crèche qu’elle a construite à Angervilliers, toujours grâce à des équipes mêlant des salariés valides et des personnes en situation de handicap.
Souvent les personnes en situation de handicap sont limitées à un certain nombre d'activités comme la blanchisserie, la cuisine, les espaces verts. Dans les constructions bois, elles peuvent faire pas mal de missions : porter, visser, clouer, déplacer, mettre du bardage, etc. On remarque qu'elles apprécient de découvrir ces métiers manuels autour du bois.
Le projet d’ouvrir une usine dans le département
Si elle a fermé son atelier à Épinay-sur-Orge, la start-up essonnienne entend en rouvrir un nouveau, toujours dans le département.
Nous souhaitons développer une petite usine pour notre partie préfabrication avec l'objectif d'industrialiser la construction des murs afin de gagner du temps par rapport à la fabrication des murs directement sur le lieu du chantier.
Comptant aujourd’hui cinq salariés, l’entreprise envisage d’augmenter progressivement ses effectifs au fur et à mesure de la progression de son activité.
Un rôle d’ambassadrice pour le concours Créatrice d’avenir
Lauréate du grand prix 2020 du concours Créatrices d’avenir, dédié à l’entrepreneuriat des femmes en Île-de-France et dont elle est aujourd’hui ambassadrice, Anna-Ketsia Plesel, n’oublie pas le tremplin que cela a constitué pour sa toute jeune entreprise.
« Créatrices d’avenir nous a grandement aidés à nous faire connaître grâce à des articles de presse et des interviews télévisés. Il y a un réseau toujours présent animé par des événements, des rencontres bienveillantes », souligne l’entrepreneuse qui regrette de ne pas avoir le temps aujourd’hui d’y prendre part.
Les candidatures à l’édition 2026 restent ouvertes jusqu’au 25 septembre prochain. Huit entrepreneuses seront récompensées à travers six catégories thématiques, un Grand Prix et un Prix du meilleur pitch avec à la clé : 70 000 euros de dotations, mais aussi de la visibilité médiatique, du coaching, des conseils stratégiques, de la mise en réseau et des opportunités de prospection à l’international.
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