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Un tas de quatre petits épis vendu à 200 francs coûte désormais 500 francs dans plusieurs marchés de Douala. Le maïs frais fait son retour avec la saison des récoltes, signe habituel de soulagement pour les ménages. Sauf que cette année, la joie retombe vite au moment de sortir le porte-monnaie.
Une abondance qui ne fait pas baisser les prix
De Sandaga à Dakar, en passant par Central, Missoke, Bonamoussadi et PK14, les étals débordent de maïs frais venu des bassins de production de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Littoral et du Sud-Ouest. Un épi qui coûtait entre 100 et 150 francs la saison passée se négocie maintenant entre 200 et 300 francs.
« Le maïs frais est disponible, mais il n’est pas bon marché », résume Mary Magdalene Tchoukou, vendeuse au marché de Missoke. Elle précise que beaucoup de familles achètent désormais de plus petites quantités qu’à l’accoutumée.
Les commerçants avancent leurs raisons. La hausse du coût du transport, celle des intrants agricoles, et la demande saisonnière qui accompagne toujours les premières récoltes justifient selon eux ces tarifs. Franchement, difficile de leur donner totalement tort quand on regarde le prix de l’essence ces derniers mois.
Douala attend une accalmie
Le maïs frais reste une gourmandise très prisée à Douala. Grillé, bouilli, accompagné de haricots en corn chaff ou en sanga, il fait partie des habitudes alimentaires que la ville ne renonce jamais à retrouver chaque saison.
Salle Ebongue, vendeuse de maïs grillé à Deido, mise sur l’arrivée massive de produits venant des grandes zones de production. Elle pense que cela va relancer la concurrence entre commerçants et, à terme, faire baisser les prix pour les ménages.
C’est un scénario que tout le monde espère, mais rien ne confirme à ce stade que la baisse sera au rendez-vous dans les prochaines semaines.
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Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


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