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L’équipe de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, refuse de rencontrer les comités citoyens pour le maintien des soins médicaux d’urgence à Pohénégamook et à Trois-Pistoles. La déception est vive pour les deux comités citoyens, qui espéraient faire entendre ses inquiétudes par rapport au déclin des services de santé.
On reçoit ça un peu comme une douche froide. On voulait vraiment être capables d’aller discuter avec la nouvelle ministre de notre dossier et puis ce n’est pas le cas pour l'instant, commente Gilles Pelletier, coordonnateur du comité pour le maintien des soins médicaux d’urgence 24/7 au CLSC de Pohénégamook.

Gilles Pelletier, coordonnateur du comité pour le maintien des soins médicaux d’urgence 24/7 au CLSC de Pohénégamook.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Le membre du comité de vigie pour la sauvegarde de l'urgence de Trois-Pistoles, Pierre-Paul Malenfant, déplore ce refus. J’ai un peu l'impression que le politique se cache derrière le paravent de Santé Québec. Ça n'a pas de sens que la ministre de la Santé refuse de rencontrer des citoyens, alors qu’il y a des enjeux très importants ici dans la région.
Il rappelle que les inquiétudes sont toujours vives à Trois-Pistoles. M. Malenfant croit que la population doit avoir l’assurance que l’urgence de l’hôpital de Trois-Pistoles demeurera ouverte à court, moyen et long terme.
Dans un courriel transmis au comité citoyen par le cabinet de la ministre de la Santé, il est possible d’apprendre que Sonia Bélanger a récemment rencontré la ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, en ce qui concerne cette question.
Bien que nous soyons sensibles à la situation, nous déclinons votre demande de rencontre. Comme le PDG [du CISSS du Bas-Saint-Laurent] l’a indiqué [...], les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook demeurent ouvertes. Les consultations publiques lancées initialement par l’établissement sont aussi annulées, indique le cabinet dans sa missive.
Nous partageons la décision de l’établissement de tenir les réflexions et les discussions dans les meilleures conditions et convenons que celles-ci ne sont pas réunies présentement.
L'équipe de la ministre ajoute que le travail se poursuit avec les équipes sur le terrain pour trouver des solutions, notamment pour faire face aux [problèmes] potentiels de [ruptures] de service. Cette même phrase a été acheminée en réponse aux questions adressées au cabinet de la ministre de la Santé par Radio-Canada.

En mars 2025, près de 300 personnes s'étaient rassemblées devant l'urgence de Pohénégamook pour exiger le maintien des soins de santé 24 heures sur 24.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
Le 6 février, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a fait marche arrière sur son intention de remanier les services d’urgence à Pohénégamook et à Trois-Pistoles. Cependant, les mêmes préoccupations sont toujours présentes dans la communauté de Pohénégamook, estime Gilles Pelletier, qui insiste : la population doit participer aux échanges concernant l’avenir des soins de santé dans la communauté.
Étant donné qu'il n'y a pas de délai d'établi sur le fait que nos urgences vont demeurer ouvertes telles quelles 24/7 avec des soins médicaux, on reste avec une inquiétude. On reste très vigilants.
Une demande de rencontre avait été acheminée par courrier recommandé à la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, par les comités citoyens de maintien des urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles le 5 février. Cette démarche est survenue devant l’impasse du dialogue avec les intervenants régionaux, selon les comités citoyens.


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