Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon, la grande et la petite. Celle des hommes et du patrimoine. Cette semaine, l’histoire d’un projet destiné à transformer le sommet de la Croix-Rousse : le couronnement de la Croix-Rousse par Tony Garnier.

De notre correspondante M. Aschen - Aujourd'hui à 06:00 | mis à jour aujourd'hui à 12:58 - Temps de lecture :

Ce Monument aux morts, intitulé Athéna, que l’on voit ici sur les hauteurs de la Croix-Rousse ne sera jamais construit.  Photo Domaine public Ce Monument aux morts, intitulé Athéna, que l’on voit ici sur les hauteurs de la Croix-Rousse ne sera jamais construit. Photo Domaine public

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Ville de Lyon engage une réflexion sur la construction d’un monument aux morts. Le projet s’inscrit dans un moment particulier, entre mémoire du conflit et volonté de transformation urbaine. L’architecte Tony Garnier propose alors une solution qui dépasse le simple cadre commémoratif. Il imagine un monument au sommet de la Croix-Rousse, à l’extrémité du boulevard : l’Athéna.

L’édifice prend la forme d’un vaste temple à l’antique, d’environ quarante mètres de hauteur. Une colonnade monumentale supporte un entablement orné d’une frise continue, tandis qu’un large escalier structure l’accès. L’ensemble est pensé pour être vu de loin, notamment depuis les quais du Rhône.

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