Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon… Cette semaine, direction la rue Puits-Gaillot. Son nom rappelle un ancien point d’eau. Mais cette voie conduisait aussi à un embarcadère où un passeur assurait la traversée du Rhône.

De notre correspondante M. Aschen - Aujourd'hui à 08:00 - Temps de lecture :

Démolition rue Puits Gaillot pour l’arrivée du métro en 1975.  Photo Archives Le Progrès Démolition rue Puits Gaillot pour l’arrivée du métro en 1975.  Photo Archives Le Progrès

Aller chercher de l’eau, puis descendre jusqu’au fleuve pour embarquer : voilà deux gestes qui appartiennent à l’histoire de la rue Puits-Gaillot. Pour la situer, il suffit de partir de la place des Terreaux et de longer la façade nord de l’hôtel de ville, du côté des pentes de la Croix-Rousse. Aujourd’hui, la rue débouche vers les places de la Comédie et Louis-Pradel. Autrefois, elle se poursuivait jusqu’au Rhône, vers la place Tolozan. Au bout, un passeur assurait la traversée.

« J’ai mis le pied dans un gaillot »

Mais d’abord, le puits. Un point d’eau est encore signalé au XIXe siècle au numéro 2 de la rue. À une époque où l’eau courante n’arrive pas dans tous les logements, les puits et les pompes restent indispensables aux habitants. On y remplit les récipients...

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