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"Love Actually is all around" : pourquoi on ne se lasse jamais de ce film culte de Noël

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Rien de tel pour digérer entre deux morceaux de bûche et des coupes de bulles que Love Actually de Richard Curtis. S'il y a bien un film de Noël que je peux revoir sans me lasser, c'est celui-là. Même si je connais par cœur le déhanché de Hugh Grant, alias le Premier ministre britannique, sur "Jump" des Pointer Sisters. Même si je sais que Mark va sonner à la porte de Juliet pour lui faire une déclaration d'amour secrète avec des pancartes dans cette charmante rue de Notting Hill. Même si j'anticipe le dialogue entre le petit Sam et son beau-père à qui il confie très sérieusement être amoureux d'une élève de son école.

Pour certains, la chanson de Noël par excellence, c'est "All I Want for Christmas Is You" de Mariah Carey ou "Last Christmas" de Wham !. Pour moi, c'est "Christmas Is All Around", cet air martelé pendant tout le film par un vieux chanteur alcoolique et désabusé.

Un des mystères de "Love Actually" enfin résolu

Un casting en or massif

Love Actually est arrivé sur nos écrans en décembre 2003, je peux donc estimer à la grosse louche l'avoir vu une bonne vingtaine de fois. Soit une fois par an depuis sa sortie. J'avais à l'époque quinze ans. L'âge où on raffole des comédies romantiques qu'on regarde souvent entre copines en interrompant le film pour raconter nos petites histoires de cœur personnelles.

À ce moment-là, je ne connaissais du casting que Hugh Grant, vu dans Coup de foudre à Notting Hill, et Keira Knightley dont j'avais suivi sans en perdre une miette les aventures sur le Black Pearl dans Pirates des Caraïbes, l'été de la même année. Je ne savais rien du génial réalisateur et scénariste, Richard Curtis. Je n'avais aucune idée non plus de qui étaient Bill Nighy, Emma Thompson, Colin Firth, Alan Rickman ou Liam Neeson. Un casting en or massif qui contribuera plus tard à mon plaisir de revoir ce film choral. Des acteurs comme eux, on peut leur faire jouer n'importe quoi, ça fonctionnera (presque) toujours.

Voici pourquoi tant de gens aiment regarder des films de Noël

Non, à quinze ans j'étais séduite par les petites histoires sentimentales de ces personnages diablement attachants. Le locataire du 10 Downing Street amoureux de sa secrétaire qui sonne à toutes les portes le soir de Noël pour la retrouver. La demande en mariage publique de l'écrivain à cette jeune Portugaise rencontrée quelques jours plus tôt. Toute cette guimauve emballée dans l'ambiance magique de Londres pendant les fêtes me faisait fondre. Après tout, cette féerie sentimentale c'est tout ce qu'on attend d'un film de Noël culte.

Alors oui, ce sont de gros clichés. La neige ne fond pas pour se transformer en bouillie grisâtre, la tristesse n'est que passagère et personne ne finit seul. Aucune importance, voir toutes ces déclarations d'amour souvent maladroites suffisait à mon bonheur.

Aujourd'hui, je revois cette comédie romantique avec un autre regard. J'apprécie davantage les pointes d'humour distillées par-ci, par-là. Le charme de Love Actually, c'est, outre son casting et son ambiance de Noël d'Épinal, cet humour pince-sans-rire dont les british ont le secret. "Vous avez presque fini de l'emballer?! Mais qu'allez-vous ajouter, du yaourt et des copeaux de chocolat?!" explose le mari infidèle (Alan Rickman) stressé à l'idée de voir débarquer sa femme alors que le vendeur de bijoux trop zélé (formidable Rowan Atkinson) met des plombes à emballer le cadeau destiné à sa maîtresse.

Pour moi, Love Actually, ce n'est donc pas seulement un ensemble de courts récits de vie entremêlés dans un Londres fantasmé. Ce ne sont pas uniquement des histoires trop belles pour être vraies qui apportent du réconfort. C'est une vraie comédie anglaise à revoir sans modération.


"Plaisirs coupables, spécial Noël" Même si on est parfois un peu gêné de l'avouer, chacun a ce film de Noël qu'il prend plaisir à regarder… pour une millième fois, sous un plaid et avec des crasses. Les journalistes Culture de La Libre se confessent, et vous souhaitent un bon visionnage.

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