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"La cicatrice est toujours ouverte" : ce village de l’Orne marqué par la tempête

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Un an après le 13 juin 2025, les stigmates sont encore bien visibles dans le bourg de Landisacq (Orne). Les habitants refont leur toiture, pour la plupart détruite par la grêle.

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À Landisacq (Orne) les habitants font recourt à des couvreur un an après la tempête.

À Landisacq (Orne) les habitants font encore recours à des couvreurs pour remplacer leur toiture un an après la tempête. Les stigmates restent bien visibles. ©L’Orne Combattante

Par Benoît Lesaulnier Publié le 13 juin 2026 à 10h01

En train de bricoler dans son jardin, Alain, habitant de Landisacq (Orne) peut se vanter d’avoir une toiture toute neuve. Malheureusement, cela n’a pas été un choix de changement de déco.

Un traumatisme

Comme tous les voisins du quartier, il a été frappé par la tempête du 13 juin 2025 à Landisacq. Plusieurs toitures du bourg conservent les stigmates de ce qui restera comme un traumatisme pour la plupart des habitants. Voitures et toitures n’ont pas survécu à cette tempête. « Un an après, la cicatrice est encore ouverte », déclare ce monsieur en pointant la maison de ses voisins.

« Les travaux sont en cours dans la maison des voisins, pour une autre famille, le couvreur ne pourra venir que dans un an », décrit-il. Alors entre galère d’assurance et coût de réparation vertigineux, chacun s’adapte comme il peut.

Mais cet habitant n’est pas au bout de ses peines. La grêle a également fissuré la façade. « Les crépis se décollent », explique-t-il.

Sa voiture a terminé à la casse, elle aussi a dû être remplacée. « Elle a reçu 10 000 impacts de grêle. En 15 minutes tout a été détruit. » Sans oublier les arbres qui portent encore les stigmates de cette tempête.

Pas d’état de catastrophe naturelle

En se baladant dans la commune, impossible de manquer les bâches qui couvrent encore les toits. Chez un agriculteur particulièrement touché, un bâtiment est parsemé de trous formés par la grêle dans la tôle.

Un an après ce moment difficile, Alain remercie encore Béatrice Guyot, la maire de la commune. « Elle a fait le tour de chaque maison pour s’assurer que tout le monde aille bien. » Juste après l’événement, la commune avait réalisé les démarches pour reconnaître un état de catastrophe naturelle qui n’a pas été retenue.

Une situation qui aurait permis d’aider la commune dans sa reconstruction qui devrait durer encore quelques mois.

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