NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Beaucoup moins populeuse que les autres, la nouvelle circonscription électorale recommandée dans la région de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, bénéficierait d’un statut « exceptionnel », selon deux politologues. Toutefois, les frontières de cette nouvelle circonscription pourraient encore varier à l’avenir, sous l’influence de facteurs démographiques et ethnolinguistiques.
L'ajout d'un 56e siège à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse pour représenter spécifiquement la région acadienne de Chéticamp est désormais le scénario privilégié par la Commission de délimitation des circonscriptions électorales de la province.
C'est un moment historique parce que [Chéticamp] a lutté pour ça au fil des décennies, signale d'emblée le professeur de science politique Tom Urbaniak, de l’Université du Cap-Breton.
Pourtant, la circonscription recommandée de Chéticamp–Margarees–Pleasant Bay déroge aux règles de parité électorale fixées par la province.
En Nouvelle-Écosse, la loi prévoit que chaque circonscription compte en moyenne 14 000 électeurs, avec des écarts tolérés de plus ou moins 25 %. Cette règle ne s’applique pas aux circonscriptions électorales dites protégées, qui peuvent se permettre d’avoir deux fois moins d'électeurs que la moyenne afin de bénéficier d'une représentation effective à l’Assemblée législative.
La circonscription acadienne protégée d'Argyle a le poids paritaire le plus faible actuellement (47,59 %), suivie de Clare (50,28 %) et de Richmond (56,15 %). Dans la circonscription de Chéticamp–Margarees–Pleasant Bay, il pourrait n’y avoir que 3924 électeurs, selon le rapport (nouvelle fenêtre), ce qui fixe le taux de parité électorale à 27 % de la moyenne.

Yvon Grenier, professeur de science politique à l’Université Saint-Francis-Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
D'après le professeur de science politique à l'Université Saint-Francis-Xavier à Antigonish, Yvon Grenier, la Nouvelle-Écosse est la seule province au pays à faire valoir les facteurs ethnolinguistiques au détriment du respect de la parité électorale.
Dans ce cas-ci, je pense que les commissaires pensent que c'est légitime parce qu'ils veulent avoir une représentation significative. Ils essaient de tenir compte des différentes communautés à l'intérieur des circonscriptions pour protéger leur intégrité, éviter autant que possible de les diviser en deux, affirme-t-il.
Une future circonscription bleue?
Pour les deux professeurs, le soutien affiché du premier ministre Tim Houston à la création d’une nouvelle circonscription protégée dans une déclaration écrite vendredi n'est pas totalement désintéressé. Si c'est lui qui fait passer la loi pour la nouvelle circonscription, il a probablement le sentiment qu’il va être récompensé aux urnes, suppose Yvon Grenier.

Tom Urbaniak, politologue à l'Université du Cap-Breton. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Sachant que les progressistes-conservateurs ont une super majorité à l'Assemblée législative, la loi devrait être ratifiée sans difficulté, selon le professeur. Tout ce que le premier ministre veut et ce qui est considéré comme légal et constitutionnel, ça passe, ajoute-t-il.
Tom Urbaniak espère que Chéticamp saura développer une certaine souveraineté locale pour surmonter ces défis. Les simples députés, les députés de l'opposition, même les ministres [...] n'ont pas tellement de pouvoir dans notre système, ça se joue toujours autour du premier ministre, souligne-t-il.
Pas à l'abri du déclin du français
Les deux politologues rappellent que les frontières de la nouvelle circonscription ne sont pas immuables.
Si la population baisse, à ce moment-là, ça pourrait vouloir dire qu'ils vont devoir redessiner, puis peut-être inclure davantage de gens dans la circonscription, avance Yvon Grenier.
Ce dernier craint que la proportion de personnes dont la langue maternelle est le français, actuellement de 35,6 %, ne continue de diminuer dans les prochaines années.
La nouvelle circonscription n'est pas nécessairement pour toujours, précise Tom Urbaniak. Il faut toujours se soucier des données démographiques, et du déclin du français, qui est malheureusement toujours une menace.


4 month_ago
35



























.jpg)






French (CA)