NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
C'est une statistique qui en dit long sur le Lionel Messi version Coupe du monde 2026: le capitaine de l'Argentine a passé 63 % de son temps à se déplacer à une vitesse inférieure à 7,5 km/h sur la pelouse. Pour le dire crûment : en marchant. Aucun autre joueur de champs ayant disputé au moins 180 minutes n'atteint ce total ; ni même ne l'approche, a calculé The Athletic à partir des données de la Fifa.
Le très rigoureux média britannique avance d'autres chiffres aussi stupéfiants : Messi est, en plus, resté à l'arrêt durant 24,7 % du temps*. Il a couru à un rythme de jogging durant 8,6 % de ses 608 minutes de jeu ; à un rythme plus élevé 2,8 % ; a atteint une "haute vitesse" seulement 1 % du temps ; pour sprinter à peine 0,1 %.
On pourrait ironiser sur ces chiffres, sur l'âge d'une icône qui a fêté ses 39 ans le 2 juin et sur son goût pour le travail défensif, mais ils racontent en réalité toute l'intelligence d'un joueur qui ne voit pas comme les autres et, donc, ne se déplace pas comme les autres. Une piqûre de rappel utile à une époque où les courses à haute intensité sont parfois l'argument clé pour recruter un joueur – true story.
Tout à droite, Lionel Messi, seul devant son équipe, marchant, face à la Suisse. ©WYSCOUTCourir moins, mais mieux
Bien sûr, une équipe avec dix joueurs de champs qui courent 6,83 kilomètres par 90 minutes en moyenne, ne fonctionnerait pas. A fortiori si 60 % se font en marchant. Mais, alors qu'on pouvait s'interroger avant le Mondial sur l'impact de l'octuple Ballon d'Or sur son équipe, c'est une réussite totale jusqu'ici. Parce que les autres "porteurs d'eau" argentins connaissaient les données et acceptent que son travail défensif soit limité. Parce que Messi est un homme-Dieu à Buenos Aires depuis 2022, celui autour de qui toute l'Albiceleste est façonnée par Lionel Scaloni. Contrairement aux doutes sur la place de Ronaldo dans l'équipe de Roberto Martinez, ou sur Neymar au Brésil, il n'y a aucun débat autour du statut de Messi, de sa façon de mesurer ses efforts.
Mais c'est aussi parce que si Messi marche si souvent, c'est pour mieux courir. S'il ne suit pas le mouvement général, c'est pour mieux s'isoler. S'il ne cavale pas toujours vers l'avant, c'est pour se rendre plus disponible. Lorsque ses équipiers sprintent vers le rectangle, aspirant la défense adverse obligée d'en faire autant, le capitaine met volontairement le frein à main, ce qui le libère du marquage, comme sur son premier but face à l'Autriche, par exemple.
Sur le 1-0 face à l'Autriche: Messi ralentit sa course à l'approche de la surface alors que les défenseurs sprintent, eux. ©Wyscout
Résultat: il est seul sur la passe en retrait de Medina pour faire 1-0. ©WyscoutJe me défais du marquage en me déconnectant du jeu.
"J'ai toujours joué dans des équipes qui ont un rôle dominant, que ce soit au Barça ou en Argentine, avait-il expliqué il y a quelques années au média argentin "Clank". Donc j'essaie de me détacher du marquage en me déconnectant du jeu. Comme cela, quand on récupère le ballon, j'ai un peu plus de temps pour être bien en place et prêt à mener l'attaque ou le contre. Quand je marche, j'analyse le positionnement de l'adversaire pour pouvoir réussir cela."
"Messi est différent des autres, avait dit Javir Chica, qui l'a affronté plusieurs fois avec l'Espanyol Barcelone : Il peut soit courir vers vous, soit jouer le une-deux, ou simplement rester en mouvement. Il est compliqué à cerner. Sa façon de combiner vitesse et contrôle est étonnante. Ronaldo court sur vous et joue physiquement. Messi évitera le contact s'il le peut ; il vous échappe." Kieran Trippier (ex-Atlético), avait un jour confié que son entraîneur, l'Argentin Diego Simeone, lui avait donné un seul conseil avant de l'affronter : "Prie !"
Voici qui arbitrera la demi-finale Angleterre-ArgentineDécisif toutes les 51 minutes
Mais revenons à ce tournoi. Si le fameux taux de 63 % épate, c'est évidemment parce qu'il entre en contraste avec les performances du gaucher dans la zone de vérité. Avec huit buts, deux assists et deux avant-dernières passes décisives en 608 minutes, Lionel Messi a un pied dans douze des dix-sept buts de l'Albiceleste. Mbappé en est à onze.
Messi fête son but contre l'Egypte: une de ses plus grosses accélérations du match. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.Selon Wyscout, il est le joueur de ce tournoi qui a réalisé le plus de courses progressives et de passes en profondeur (devant Yamal). Il est celui qui tire le plus au but (32) et le troisième ayant tenté le plus de dribbles ou de 1 contre 1 (29), même si la réussite n'a pas toujours été là, le signe de l'âge (38 %).
On ne sait pas encore ce que le 33e match en Coupe du monde – record absolu – du natif de Rosario et son seizième à élimination directe – idem – réserve comme coup de génie. On est prêt à parier qu'il y en aura un. Mais une chose est sûre : Messi ne sera pas celui qui aura le plus couru à la fin du match. "Less is more", aiment à dire les Anglais. Avec Messi, "menos es más".
* Tous les chiffres mentionnés dans cet article ont été calculés avant les demi-finales.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


1 week_ago
16

























.jpg)






French (CA)