NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Libéré ce matin, mais pas encore sorti d’affaire. Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga, interpellé samedi, a retrouvé la liberté en attendant d’être présenté au Commissaire du gouvernement dans les prochaines heures. Un dénouement qui ne clôt rien. Deux textes circulent depuis, qui donnent des lectures radicalement opposées de cette arrestation, et de son lien éventuel avec l’affaire Martinez Zogo.
Ce que l’on sait, et ce que l’on contourne
Le lieutenant-colonel doit témoigner devant le tribunal militaire de Yaoundé. Il se disait, d’après Moussa Njoya, à la totale disposition de la juridiction. Son interpellation un samedi, avant même son audition, pose question.
Dans une tribune publiée sur les réseaux, Moussa Njoya égrène sept interrogations. Pourquoi l’a-t-on arrêté alors qu’il voulait seulement témoigner pour protéger sa vie ? Pourquoi un samedi ? Va-t-il encore déposer comme prévu ? Son passage dans les cellules du Secrétariat d’État à la défense (SED) ne risque-t-il pas de peser sur le contenu de son témoignage ? Le chroniqueur va plus loin : arrestation et détention relèveraient, écrit-il, d’une possible subornation de témoin.
Son constat tient en une phrase. Tout le mal est déjà fait.
Il affirme aussi que les adversaires du lieutenant-colonel, qu’il dit « clairement identifiés », ne sont pas inquiétés. Il les crédite d’une impunité totale. Aucun nom n’est cité dans son texte, et rien ne permet, à ce stade, de vérifier cette accusation.
Une chronologie contestée
L’autre texte, signé Polycarpe Xavier Atangana, dit exactement l’inverse. La détention du lieutenant-colonel n’aurait, « en l’état, rien à voir avec l’affaire Martinez Zogo », écrit-il. L’auteur précise d’emblée que son récit n’est pas un exposé officiel d’une enquête de la Gendarmerie, mais une chronologie reposant sur des « sources concordantes ».
Selon lui, le 13 octobre 2026, le lieutenant-colonel serait sorti du parking du tribunal militaire, aurait fait appeler une femme, employée d’un accusé, avant qu’un échange vif n’éclate. Vers 20 heures, il serait entré dans la salle d’audience pour y faire des déclarations devenues publiques. Le lendemain, une lettre adressée au MINDEF aurait fuité, puis, jeudi, un enregistrement attribué à une conversation avec Martin Savom. Rien de tout cela n’a été authentifié.
Le texte ajoute que le lieutenant-colonel aurait été convoqué par l’IG1, au titre d’autres questions le concernant. Il reste un témoin inscrit au dossier, assure l’auteur, et peut toujours témoigner selon les décisions du ministère public.
Franchement, difficile de départager ces deux récits sans documents ni communiqué officiel. L’un dénonce un coup monté. L’autre dénonce ceux qui crient au complot. Aucun ne cite de pièce.
La suite se jouera devant le Commissaire du gouvernement. Dès qu’il sera présenté, on saura si le lieutenant-colonel Ayissi Nanga est inculpé, ou s’il pourra venir à la barre.
![]()
Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


1 week_ago
59



























.jpg)






French (CA)