La troisième fois aura été la bonne. Après deux reports, la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil des Etats s’est prononcée lundi sur la «Lex UBS». Comme prévu par nombre d’experts, les parlementaires ont voté en faveur d’une solution diluant la proposition du Conseil fédéral, la nécessité de préserver la «compétitivité» de la place financière suisse étant mise en avant.
Pour réduire les probabilités d’une éventuelle intervention étatique lors de la prochaine crise, le gouvernement souhaite que la valeur des filiales d’UBS à l’étranger soit couverte à 100% par des fonds propres durs (des capitaux pouvant couvrir des pertes) contre 45% actuellement. Lors d’une crise affectant une succursale américaine par exemple, cet ajustement aurait permis à la maison mère de vendre cette filiale sans que ses capitaux à elle soient entamés. Actuellement, si la valeur d’UBS Etats-Unis se déprécie d’un franc, 55 centimes sont assurés par le siège en Suisse. Ce qui le fragilise.


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