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Les ventes de propriétés dans la région de Montréal ont reculé de 7 % d’une année à l’autre en avril, les acheteurs continuant de faire preuve d’une « certaine prudence ».
L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) indique que 4744 propriétés résidentielles ont changé de mains au cours du mois dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, contre 5102 en avril 2025.
Camille Laberge, directrice adjointe et économiste principale de l’APCIQ, explique que la demande est freinée par l’incertitude économique et le niveau élevé des prix, qui continuent de poser un enjeu important d’abordabilité, particulièrement pour les premiers acheteurs.
Les données d’avril confirment le ralentissement des ventes à Montréal, qui se situent désormais près de la moyenne historique, et ce, alors même que le marché entre dans sa période la plus active de l’année, les mois d’avril et de mai donnant généralement le ton à la saison, précise Mme Laberge dans un communiqué de presse.
Les prix des logements ont augmenté dans toutes les catégories au cours du mois, avec en tête une hausse de 3,7 % du prix médian d’un plex, qui s’établit à 865 000 $.
Le prix médian d’une maison unifamiliale a augmenté de 3,2 % d’une année à l’autre pour atteindre 645 000 $ en avril, tandis que le prix médian d’un appartement en copropriété a légèrement progressé de 0,2 % pour s’établir à 425 000 $.
L’activité a reculé chaque mois par rapport à celui de l’année précédente depuis le début de 2026, à l’exception du mois de mars. La chambre immobilière indique que les conditions se sont progressivement assouplies ces derniers mois, mais que le marché continue de favoriser les vendeurs.
La confiance des consommateurs s’est détériorée dans un contexte marqué par le ralentissement de l’économie québécoise et une inflation qui risque de s’accélérer en raison des incertitudes géopolitiques persistantes, qu’il s’agisse du conflit au Moyen-Orient ou du contexte commercial avec les États-Unis, souligne Charles Brant, directeur du service de l’analyse de marché de l’APCIQ.
Ces facteurs incitent plusieurs ménages à prendre davantage de recul avant de concrétiser un projet immobilier.
On dénombre 8241 nouvelles inscriptions pour le mois d'avril, soit une hausse de 9,1 %, tandis que le stock total a augmenté de 14,9 % pour atteindre 20 959 unités à vendre.


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