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Le syndicat Unifor a annoncé dans un communiqué mardi la tenue d’un vote de grève parmi ses membres de Stellantis au Canada, alors que les négociations avec le constructeur automobile demeurent toujours dans une impasse.
Les quelque 9000 travailleurs de Stellantis représentés par Unifor, dont environ 6400 employés de l’usine d’assemblage de Windsor, voteront les 17 et 18 octobre. Les résultats seront annoncés le 19 octobre.
Un vote favorable ne signifie pas automatiquement que les travailleurs seront en grève. Il donnerait plutôt au comité de négociation le mandat de déclencher une grève au besoin si les discussions avec Stellantis échouent.
L’avenir de l’usine de Brampton au cœur des discussions
Unifor affirme dans son communiqué que plusieurs dossiers demeurent sans solution, notamment l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton, en Ontario.
Le constructeur avait annoncé en septembre avoir conclu un protocole d’entente avec l’entreprise canadienne de défense Roshel pour la vente potentielle du site de Brampton.
L’usine a cessé ses activités en 2023, entraînant la mise à pied de plus de 2000 travailleurs, alors que Stellantis prévoyait la réoutiller pour y produire des véhicules Jeep. Le projet a toutefois été mis en pause en 2025 dans le contexte des tarifs douaniers américains.
Stellantis a ensuite annoncé que la production de la Jeep Compass serait déplacée aux États-Unis (nouvelle fenêtre).
Unifor soutient toutefois que les enjeux des négociations dépassent largement l’avenir de cette usine.
Les enjeux non résolus avec l’entreprise vont bien au-delà de l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton. Ils touchent à la sécurité d’emploi de tous les membres du syndicat et à l’avenir des activités de Stellantis partout au Canada.
Une grève présentée comme un dernier recours
Les négociations entre Unifor et Stellantis ont commencé le 1er septembre. Le syndicat avait interrompu les discussions le 11 septembre, après l’annonce de l’entente de principe concernant la vente de l’usine de Brampton.
La convention collective précédente avec le constructeur est arrivée à échéance le 20 septembre.
Unifor affirme qu'il souhaitait parvenir à une entente de principe avec Stellantis sans avoir recours à un vote de grève, comme il l’a fait avec Ford et General Motors.
Le syndicat décrit la grève comme un dernier recours. Selon Unifor, la possibilité de déclencher une grève peut servir de levier dans les négociations et contribuer à créer les conditions nécessaires à une entente.
Avec des informations de La Presse canadienne


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