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Les quatre principales centrales syndicales sont sorties satisfaites, mercredi soir, de leur première rencontre avec la première ministre Christine Fréchette.
Elles ont même comparé Mme Fréchette à son prédécesseur, François Legault, en laissant entendre que les deux politiciens étaient le jour et la nuit.
Cette rencontre au sommet, qui se tenait au bureau de la première ministre à Québec en vue de la Journée internationale des travailleurs, a duré pas moins de 1 h 30.
À leur sortie, les représentants syndicaux étaient souriants. Ils ont rapporté avoir « beaucoup parlé » durant la rencontre et salué la grande « écoute » de Christine Fréchette.
« C’est un autre univers, a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n’est pas le même ton. Beaucoup plus d’écoute. Ça a l’air banal, mais prendre le temps d’écouter l’autre, […] ce n’est pas rien. »
« Jamais, dans la rencontre d’aujourd’hui, on a senti un esprit de confrontation », a-t-elle ajouté.
Le long entretien aurait servi à aborder la « philosophie » de tout un chacun, et non pas à formuler des demandes très concrètes. « On a expliqué comment on pouvait contribuer au Québec », a relaté le président de la CSD, Luc Vachon.
« Le ton était cordial, professionnel, raisonnable et responsable », a fait savoir de son côté Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.
« On ne s’est pas fait accueillir avec un ton belliqueux. Nous, on arrivait avec la main tendue, et puis on a eu une discussion, un dialogue. Maintenant, on attend les actions. »
Les syndicats disent attendre, par exemple, des « invitations à travailler ensemble ».
« Pendant les derniers mois, on n’était pas invités. On déposait des projets de loi dans notre face, on disait : “Voici ce qui va arriver” », a déploré Éric Gingras, président de la CSQ.
« Depuis maintenant plus d’un an et demi, c’est toujours la confrontation. Ça disait que les syndicats ne sont pas capables de travailler, puis ils ne veulent pas avancer. »
« Maintenant, il y a une écoute. C’était cordial, c’était intéressant », a-t-il observé.


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