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Des équipes de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) poursuivent les recherches sur l'utilisation de drones pour reboiser les forêts. Ce type d’opération permet de reboiser de grandes superficies à moindre coût.
Un nouveau projet pilote de recherche est mené sur le territoire du réservoir Pipmuacan. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et FP Innovation y participent aussi, de même que trois compagnies qui commercialisent ce type de drones. Deux d’entre elles sont canadiennes, soit Flash Forest et Plantations d’Arbres M.M. (PAMM), et l’une est allemande, soit Skyseed.
Des projets pilotes impliquant ces entreprises ont déjà été menés ailleurs, près d'Amos et de Chibougamau.
Les drones sont utilisés pour projeter au sol des graines enrobées ou des capsules dans lesquelles se trouvent des semences d’arbres. Le taux d’humidité y est optimal pour favoriser la germination. Cette étape a déjà été réalisée au cours des dernières semaines sur le territoire visé.

Des capsules semblables à celles-ci, recouvertes d'une matière plus solide pour qu'elles résistent à la chute d'une quinzaine de mètres, peuvent être projetées par les drones.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
L’équipe retournera sur le terrain à l’automne pour poursuivre sa collecte de données.
On va renvoyer nos équipes recenser si chacune de ces capsules, parce qu’on en a fait un inventaire vraiment précis, a germé et quelles sont les conditions de germination de ces capsules, a expliqué le professeur Yan Boucher, du Département des sciences fondamentales de l’UQAC.

Yan Boucher est professeur en écologie et en aménagement forestier à l'Université du Québec à Chicoutimi.
Photo : Radio-Canada / Gilles Munger
Le scientifique confirme que cette étude attire de nombreux regards et que les résultats sont fort attendus.
On est l’une des premières équipes de recherches dans le monde à tester l’efficacité des drones pour le reboisement.
Le chercheur a déjà pu faire de premières observations concernant cette technique lors d’une étude menée l’an dernier avec Flash Forest près de Chibougamau. Ses premières observations ont toutefois révélé une efficacité limitée puisque le taux de germination était plutôt faible.
Pour l’instant, ça ne remplacera pas les planteurs manuels, c’est-à-dire les gens qui vont planter des arbres dans la forêt, mentionne M. Boucher. Il doit cependant analyser les données qui émaneront de l’étude actuelle avant d’avoir un portrait plus global de cette technique.


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