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Grâce à un financement fédéral, la communauté de Weymouth, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, pourra revaloriser l'histoire d'Electric City/La Nouvelle-France. Ce village forestier, fondé à la fin du 19e siècle, était particulièrement avant-gardiste pour l'époque.
À la fin des années 1800, alors que la grande majorité des villages néo-écossais s'éclairaient encore à la lampe à huile, quelques lampadaires électriques brillaient près de Weymouth. Située à une trentaine de kilomètres à l'intérieur des terres, la colonie forestière connue sous le nom de La Nouvelle-France avait déjà de l'électricité.
Plusieurs régions n'ont pas reçu l'électricité avant une vingtaine d'années plus tard , rappelle Hal Theriault, responsable de la Société Electric City/La Nouvelle-France, qui travaille depuis des années à préserver la mémoire de ce village.
Fondée dans les années 1890 par la famille Stehelin, originaire de Gisors en France, cette colonie forestière était plutôt avant-gardiste. Aujourd'hui, il ne reste que des fondations en pierre, enfouies dans la forêt. L'accès au site est d'ailleurs interdit. Le terrain qui appartient à la province, est protégé.
Pour faire revivre cette histoire sans pouvoir accéder aux vestiges de l'époque, la communauté mise sur la technologie et l'interprétation. L’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) a annoncé la semaine dernière une contribution non remboursable de 181 100 $ pour soutenir le projet.

Hal Theriault, responsable de la Société Electric City/La Nouvelle-France, tient à mettre en valeur cet ancien village forestier de la Nouvelle-Écosse, qui était, selon lui, un modèle d'innovation et de diversité pour l'époque.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Pour Hal Theriault, ce financement est l'aboutissement d'un long rêve. Tout cet argent servira à embaucher une firme de design pour nous aider à créer des installations interactives et expérientielles qui seront placées dans le centre communautaire, explique-t-il.
Stacey Doucette, un autre responsable du projet, s'en réjouit. Cela fait maintenant 13 ans qu'il s'implique dans cette cause, dont les six dernières années passées à chercher du financement.

Stacey Doucette, un responsable de la Société Electric City/La Nouvelle-France, qui travaille depuis plusieurs années à préserver la mémoire de cet ancien village forestier de la Nouvelle-Écosse.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Le parcours a été semé d'embûches. M. Doucette rappelle que la société historique a été éprouvée par un incendie en 2018 qui a détruit une bonne partie des artefacts et des archives précieuses. Ça a été un long chemin, confie-t-il.
Les responsables du projet, passionnés d'histoire et tous deux d'ascendance acadienne, tiennent à mettre en valeur l'aspect humain d'Electric City.
Le village était un modèle de diversité pour l'époque. La main-d'œuvre y était largement formée d'Acadiens et de Loyalistes noirs qui vivaient et travaillaient ensemble dans l'harmonie, explique Hal Theriault.
Selon lui, cet héritage de coopération pacifique a donné le ton aux relations qui perdurent jusqu'à ce jour dans la région. Il espère que grâce au centre d'interprétation, cette leçon d'histoire pourra être transmise aux visiteurs de tous âges.


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