Rassurez-vous, on ne vous infligera pas ici une liste exhaustive des causes d’angoisse potentielle pour les investisseurs. Elle serait trop longue. Citons seulement, au chapitre géopolitique, les guerres en cours en Ukraine et en Iran ou le blocage de facto du détroit d’Ormuz, qui entretient l’incertitude sur les prix de l’énergie. Au niveau macroéconomique, le niveau des dettes publiques, en particulier aux Etats-Unis et en France, commence sérieusement à inquiéter les marchés, avec des rendements qui ont pris l’ascenseur. On se demande aussi si les centaines voire les milliers de milliards investis dans les infrastructures de l’intelligence artificielle seront un jour rentables. D’autant plus que ces dépenses d’investissement tirent largement la croissance de l’économie américaine et que les marchés actions tutoient des niveaux record.
Mais tout cela ne semble guère décoiffer les professionnels de la finance. Les gérants interrogés en août par Bank of America affichent ainsi un optimisme rarement observé. Seulement deux fois depuis 2022, selon la dernière livraison de ce sondage mensuel, publiée mardi dernier.


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