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Les enjeux des Premières Nations demeurent écartés de la campagne électorale au Québec selon plusieurs chefs, comme Lucien Wabanonik. Le chef du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon a le sentiment que les autochtones sont ignorés.
Il souligne que le gouvernement provincial a aussi des responsabilités, notamment en ce qui a trait aux enjeux de sécurité.
Il y a des gangs de rue, il y a de la vente de drogues, rappelle-t-il. Ça, on vous le dit très honnêtement, sans détour. C’est un gros problème. La question d’accès au territoire et de ressources qui sont surexploitées, manque de préparation, manque de planification et d’organisation de plusieurs ministères sans nécessairement et réellement avoir une consultation de bonne foi.
Lucien Wabanonik croit que plusieurs Premières Nations ne se sentent pas interpellées par les chefs des partis et leurs plateformes électorales.
Très honnêtement, moi, je pense qu’il y a une question de racisme systémique. Malheureusement, je suis obligé de vous le dire et je vous le dis sans détour, sans arrière-pensée non plus. Les citoyens, comme vous et moi, on ne l’aperçoit pas nécessairement, publiquement, ouvertement. Mais, quand on parle avec nous, les Premières Nations, dans les bureaux, entre les bureaux, ça commence à transparaître un peu plus là.
Plusieurs chefs et cheffes des Premières Nations ont tenu une conférence de presse devant l’Assemblée nationale du Québec ce lundi pour exprimer leurs préoccupations.


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