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Le Service de police de Sherbrooke (SPS) enregistre une baisse de l'indice à la criminalité, soit une baisse de la gravité des infractions sur son territoire. En un an, l’indice global est passé de 56,38 à 53,84. Sherbrooke demeure sous la moyenne provinciale qui s'élève à 61,55.
Quand on réussit à faire baisser l'indice à la criminalité, c'est souvent parce qu'on travaille en amont envers les personnes. On les amène vers les ressources appropriées, explique le directeur du SPS, Pierre Marchand, en entrevue.
Il a dévoilé mardi, en séance de plénier public, le rapport annuel 2025 du service de police.
Statistique Canada enregistre 6834 infractions au Code criminel et aux autres lois fédérales, relate le rapport du SPS, qui recensait 6997 infractions en 2024. Le rapport fait toutefois état d'une légère hausse des crimes contre la personne, qui ont bondi de 1913 à 1986 en un an.
Ce que je suis très fier, c'est qu'on a réussi à mettre des équipes en place pour travailler en amont [...] Mais on n'est jamais à l'abri de rien par rapport à ces indices-là, dit-il.
Des équipes déployées sur le terrain
Pierre Marchand attribue en grande partie la baisse de la gravité des infractions par la présence d'équipes de prévention sur le terrain, tel que l’équipe cohabitation sociale et itinérance et l'équipe mobile d'intervention sociale.
Dans un monde idéal, on aurait zéro criminalité [..] Je suis satisfait avec les ressources qu'on a, avec ce qu'on met en place. Est-ce qu'on peut s'améliorer? On peut toujours s'améliorer.
Les équipes de prévention permettent entre autres d'intervenir auprès de personnes en détresse ou en situation d'itinérance.
Les escouades sont, dès que possible, accompagnées de travailleurs sociaux sur le terrain. On amène ces gens vers les ressources appropriées, et ça fait une grosse différence, souligne le directeur du SPS.
Pierre Marchand rappelle d'ailleurs que Sherbrooke est la première ville à avoir déployé une équipe mobile d'intervention sociale, qui permet de travailler de concert avec des ressources en santé et dans le communautaire afin d'assurer la cohésion sociale.
Il constate que les interventions du service de police sont en majorité liées à l'itinérance et aux problèmes de santé psychologique. On est en relation d'aide souvent dans les événements, fait savoir le directeur du SPS.
Au total, l’équipe cohabitation sociale et itinérance et l'équipe mobile d'intervention sociale ont procédé à près de 600 interventions avec un travailleur social, selon le rapport annuel 2025. Il s'agit d'une augmentation d'une centaine d'interventions par rapport à l'année précédente.
L’équipe cohabitation sociale et itinérance a également renforci sa présence sur le terrain, ayant visitée plus de 1800 fois les campements et les parcs de Sherbrooke.
Prévention et répression
Pour la prochaine année, le SPS entend à prioriser l'aide psychosociale et à l'itinérance sur son territoire. Le service de police s'engage aussi à être davantage présent sur le terrain pour des interventions de proximité.
S'il y a de la répression à faire par rapport à des gens qui veulent faire de la criminalité à Sherbrooke, on va être là également, mentionne Pierre Marchand.
Le Service de police de Sherbrooke célèbre les 30 ans de son centre urgence 911, qui a répondu à plus 1 500 000 appels depuis son lancement. En 2025, la centrale a traité plus de 140 000 appels.


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