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Le Regroupement des organismes de personnes handicapées (ROPH) du Bas du Fleuve demande aux différents partis politiques de prendre des engagements concrets d’ici les élections générales du 5 octobre prochain pour améliorer la qualité de vie de celles et ceux qui vivent avec un handicap, ainsi que leurs proches.
Le regroupement représente une dizaine d’organismes de l’est du Bas-Saint-Laurent et sa directrice générale, Maggie Lapierre, souhaite rencontrer les candidats des circonscriptions de Rimouski et de Matane-Matapédia-Mitis.
Les personnes handicapées connaissent des réalités et elles ont déjà des solutions à proposer, donc il faut les écouter et agir, affirme-t-elle.
Elle invite également les candidats à s’informer et à rencontrer les divers organismes qui œuvrent auprès des personnes handicapées.
On ne veut pas juste des intentions, on veut des engagements, puis on veut aussi que les candidats puissent éventuellement passer à l’action quand ils vont être élus.

Le Regroupement cite des chiffres de l'Institut de la statistique du Québec voulant que la province compte 100 000 personnes inactives non étudiantes de 15 à 64 ans ayant au moins une incapacité et qui sont aptes au travail. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Maskot
Mme Lapierre estime qu'il reste beaucoup de chemin à faire pour que les personnes vivant avec un handicap soient considérées comme véritablement égales dans la société.
La directrice croit que plusieurs d'entre elles demeurent encore à l’écart du marché de l’emploi alors que le Québec continue de faire face à des défis en matière de main-d’œuvre.
Souvent, les employeurs vont voir ça comme un obstacle, d’avoir une personne handicapée, déplore Thérèse Sirois, directrice générale de La Ressource d’aide aux personnes handicapées, un organisme membre du ROPH.
Des familles en quête de répit
Le Regroupement demande que le soutien financier offert aux familles au sein desquelles vit une personne handicapée soit bonifié pour répondre à la réalité économique actuelle.
Maggie Lapierre donne en exemple le financement fourni pour du gardiennage ou d’autres services de répit. On ne peut pas répondre aux besoins de ces familles-là en 2026 avec les paramètres financiers de 1991. Ce n’est pas faisable, c’est impossible, martèle-t-elle.
C’est le genre de soutien dont les familles ont besoin pour pouvoir continuer à travailler, à avoir une participation sociale, à organiser leur quotidien, ajoute Thérèse Sirois.

Thérèse Sirois est directrice générale de La Ressource.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
Elle mentionne également que, comme les montants accordés ne sont pas suffisants, des familles doivent souvent se tourner vers La Ressource pour combler le manque à gagner.
Maggie Lapierre du ROPH rappelle également que les organismes communautaires font appel aux dons du public, en pleine hausse du coût de la vie, pour être en mesure d’accomplir leur mission.
C’est de plus en plus difficile d’aller chercher de l’argent pour offrir de bons services ou encore, offrir des salaires adéquats à des intervenants, conclut-elle.


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