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DÉCRYPTAGE - Entre aspirations européennes, dépendance économique à la Russie et traumatismes encore vifs liés à la perte du Haut-Karabakh, les électeurs doivent choisir la direction que prendra le pays le 7 juin.
« Nous sommes dans un entre-deux. Nous ne sommes pas assez proches d’une adhésion à l’Union européenne pour tourner le dos à la Russie. Mais nous ne sommes plus en assez bons termes avec les Russes pour nous éloigner de l’Occident », souffle Narek, un jeune Arménien d’Erevan, attablé dans un bar de la capitale. Autour de lui, les conversations des Russes qui ont emménagé dans la capitale arménienne depuis le début de la guerre en Ukraine, se mêlent au brouhaha du café. « J’aspire à un avenir européen pour l’Arménie mais nous devons faire attention. Les Russes ont une base militaire ici. Nous ne voulons pas être la prochaine Ukraine, personne ne viendra nous aider », murmure Narek.
Un vent d’Occident souffle sur l’Arménie. Mais il se heurte à l’influence persistante de sa grande voisine, la Russie. À Erevan, capitale de l’Arménie, l’incertitude est palpable à l’approche des élections législatives du 7 juin. Avec 18 partis en lice, la situation est particulièrement complexe dans…


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