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VIDÉO - Dans sa nouvelle pièce Le sens de l’humour, jouée au Théâtre Antoine à partir de septembre, Florent Peyre interroge la place du rire chez nos contemporains. Dans un entretien au Figaro La Nuit, il livre un point de vue nuancé sur les nouvelles limites du métier.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors que bon nombre d’humoristes - de la nouvelle ou de l’ancienne école - rabâchent que l’humour, «c’était mieux avant», qu’on ne peut plus rire de rien, Florent Peyre n’est pas de ces gens-là. En réponse à une remarque de notre journaliste Thibaut Gauthier dans Le Figaro La Nuit : «avant on se vexait moins !», celui qui a été révélé dans l’émission On ne demande qu’à en rire en 2010 en rigole volontiers, mais n’est pas vraiment d’accord avec cette affirmation.
Florent Peyre donne ainsi son avis sur l’évolution de l’humour dans notre société, avec comme variable notable selon lui, l’emballement médiatique : «il y a une forme d’humour qu’on ne fait plus, en tout cas dans la sphère privée c’est une chose, la différence c’est que tu fais un truc, ça part. On le manipule, ça arrive chez des gens qu’on n’avait pas prévu...» confesse-t-il.
«Moins de facilité» dans l’humour
Cependant hors de question pour lui de tomber dans le catastrophisme : « Les endroits où on a resserré les boulons, des fois c’est pas plus mal. Ça pousse les professionnels à plus de réflexion, moins de facilités». Selon lui, l’époque dans laquelle nous vivons privilégierait à raison un humour plus contrôlé, qui limite les dérapages sexistes, racistes dans les spectacles.
Celui qui se produira au Théâtre Antoine à partir du 16 septembre se livre aussi sur les réseaux sociaux et leur rôle dans l’appréciation de l’humour, qui ne reflète pas du tout la réalité selon lui. Dans la «vraie vie», l’humour dépasse les origines ou les susceptibilités de chacun : «Sur les chantiers, entre Béninois, Algériens et Italiens, ça vanne sur les origines. Ils sont morts de rire!». Et cette autodérision très différente de l’impact aperçu sur Internet, «c’est ça qu’on devrait garder» de l’humour de son aveu. Alors l’humour a-t-il tendance à nous unir, ou à nous diviser, c’est toute la question posée par Florent Peyre dans Le sens de l’humour.


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