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Des chercheurs et des étudiants quittent laissent de côté leurs laboratoires pour aller à la rencontre du public, cette fin de semaine, au Carrefour de l’Estrie. Une quinzaine d’équipes de recherche en neurosciences y tiennent des kiosques dans le cadre de la foire neuroscientifique, organisée par Neurosciences Sherbrooke, à l'occasion de la 8e édition de la Semaine du cerveau.
Sur place, ils présentent leurs travaux à travers des expériences interactives, conçues pour être accessibles sans connaissances préalables et adaptées à un public de tous âges. Les sujets abordés couvrent plusieurs champs des neurosciences, notamment le contrôle du mouvement, la gestion de la douleur, la vision et les techniques d’imagerie cérébrale.

Jérôme Côté, professionnel de recherche et coordonnateur chez Neurosciences Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
C’est important que les scientifiques sortent de leur laboratoire pour parler avec le public, parce qu’au final, la recherche est faite pour le public. On acquiert énormément de connaissances dans nos laboratoires, puis souvent on garde ça pour nous. Ces activités-là, c’est vraiment des occasions de dialogue entre la science et la société, souligne Jérôme Côté, coordonnateur de Neurosciences Sherbrooke.
Le choix du Carrefour de l’Estrie permet de rejoindre un public qui ne fréquente pas nécessairement les milieux universitaires et de favoriser des visites spontanées. Plusieurs visiteurs prolongent d’ailleurs leur passage une fois sur place, prenant le temps de faire le tour des kiosques et de participer aux différentes activités.

De jeunes amateurs de science ont pu manipuler un véritable cerveau de veau dans l'un des quelque 15 kiosques de l'événement.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
Les gens ne savent pas toujours qu’on est là. Ils arrivent, ils voient le gros cerveau gonflable, puis ils viennent nous voir. Des fois ils restent deux minutes, mais des fois ils font le tour des kiosques et on les revoit deux ou trois heures plus tard, ajoute Jérôme Côté, précisant s'attendre à environ 1000 visites seulement dans la journée de samedi.
Susciter l’intérêt pour la science
Dans l’objectif de capter l’attention d’un public parfois peu familier avec le domaine, les organisateurs misent sur des approches simples et concrètes. Différentes activités permettent de vulgariser des notions scientifiques à l’aide de manipulations et d’exemples accessibles, en particulier auprès des jeunes.
La professeure de biologie cellulaire à l’Université Bishop’s, Estelle Chamoux, propose notamment des ateliers inspirés de ceux qu’elle offre dans les écoles primaires et secondaires.

Le kiosque de la professeure de biologie Estelle Chamoux attire beaucoup de jeunes curieux.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
Ce sont des petits avant-goûts de mes ateliers d’initiation à la science. On a des casse-têtes de cellules, des activités de pipetage, on peut même faire de l’art avec du matériel de laboratoire. Les jeunes adorent ça, j’ai du mal à trouver cinq minutes pour aller m’acheter à manger tellement c’est populaire!, lance-t-elle.
Mais au-delà du contenu présenté, les organisateurs souhaitent encourager la curiosité et l’intérêt pour la démarche scientifique.
Ce qu’on aimerait que les gens retiennent, c’est qu’il y a plein de belles choses à découvrir et qu’il faut être curieux. Se poser des questions, chercher des réponses, c’est ça faire de la science. Si les jeunes repartent avec cette envie-là, pour nous, mission accomplie, conclut Jérôme Côté.


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