NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un soutien symbolique fort : la Commission européenne accorde son patronage officiel à Climate Impulse, le projet porté par l'explorateur suisse Bertrand Piccard et le navigateur français Raphaël Dinelli pour réaliser le premier tour du monde sans escale et sans émission à bord d'un avion alimenté à l'hydrogène vert.
Ce soutien, accordé par Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission chargé de la stratégie industrielle, n'est pas financier mais doit symboliser la convergence entre les ambitions climatiques de l'UE, sa politique industrielle et sa recherche d'une plus grande souveraineté technologique.
Prévu pour le printemps 2030, le vol doit être réalisé à bord d'un appareil électrique alimenté par de l'hydrogène vert. Les deux pilotes espèrent rester environ neuf jours en vol, sans escale et sans brûler de carburant fossile.
Bertrand Piccard : "Le monde des écologistes doit arrêter d'effrayer les gens avec des sacrifices"Pour Bertrand Piccard, le patronage européen constitue à la fois une reconnaissance institutionnelle et un message politique.
"C'est, d'un côté, la reconnaissance de la confiance de l'Europe envers notre projet. De l'autre, mon désir de promouvoir les valeurs européennes à travers Climate Impulse", explique-t-il.
"Les gens se regardent un peu en chiens de faïence. L'hydrogène, c'est comme le sexe chez les adolescents : on en parle, mais on n'en fait pas "
L'explorateur ne masque pourtant pas les faiblesses actuelles du continent face à la concurrence internationale, comme celle de la Chine.
"L'Europe est en retard, et c'est pour cela qu'il faut la soutenir, pour qu'elle rattrape son retard. Il faut que l'Europe croie en elle. Il faut que l'Europe devienne plus innovante, plus confiante, plus active, plus pionnière, plus disruptive", confie-t-il.
Un laboratoire volant pour l'hydrogène
Climate Impulse vise à intégrer dans un même avion plusieurs technologies particulièrement complexes : des matériaux composites légers, des piles à combustible, une propulsion électrique à haut rendement et, surtout, un système de stockage de l'hydrogène liquide à une température proche du zéro absolu.
L'hydrogène sera produit par électrolyse de l'eau à partir d'électricité renouvelable, avant d'être liquéfié et stocké à environ – 253 °C dans de grands réservoirs isothermes. Une partie de cet hydrogène alimentera ensuite une pile à combustible, qui produira l'électricité nécessaire au fonctionnement des moteurs. Un défi technique inédit.
"Enfant, je voulais être un grand explorateur mais j'avais le vertige ! Et j'avais le sentiment que tout avait déjà été exploré...""Il n'y a aucune émission polluante parce qu'on est en dehors du cycle du carbone. On ne brûle rien", insiste Bertrand Piccard.
Pour lui, la démonstration doit contribuer à sortir l'industrie de l'hydrogène de l'attentisme actuel. Il se positionne en pionnier, comme il l'a déjà fait avec d'autres projets par le passé, afin de tenter de bousculer l'industrie par la suite.
"Les gens se regardent un peu en chiens de faïence. L'hydrogène, c'est comme le sexe chez les adolescents : on en parle, mais on n'en fait pas", glisse-t-il avec humour. "Maintenant, il faut montrer qu'on peut le faire et passer à l'acte", poursuit-il.
Bertrand Piccard, aéronaute , concepteur et président de Solar Impulse, et André Borschberg, CEO de Solar Impulse et pilote de l'avion solaire, ici en 2011.Un habitué des tours du monde
Bertrand Piccard est un habitué des tours du monde. L'explorateur suisse avait déjà réalisé, avec Brian Jones, le premier tour du monde en ballon sans escale à bord de Breitling Orbiter 3. Un succès historique mais obtenu en brûlant du propane.
Avec Solar Impulse, Bertrand Piccard et André Borschberg avaient, ensuite, effectué un tour du monde à bord d'un avion solaire en 2015-2016, sans carburant ni émissions directes. L'expédition avait toutefois nécessité de nombreuses escales et s'était étendue sur près d'un an et demi.
"C'est le saint Graal de la chimie. Si on y parvient, il y aura des prix Nobel… On parle d'inventions majeures"Solar Impulse avait été conçu avant tout comme un outil de promotion de l'énergie photovoltaïque, davantage que comme le prototype d'un futur avion commercial. Climate Impulse veut désormais ouvrir une voie plus directement applicable à l'aviation de demain.
©Jean Revillard/Rezo.chAnnoncé officiellement en février 2024, Climate Impulse mobilise aujourd'hui plus de 150 personnes et un réseau de partenaires industriels et scientifiques.
"Les marchands de peur vous disent qu'il n'y a pas d'avenir et pas de solution. Ils font déprimer une partie de la population. C'est inacceptable. On doit contrebalancer cela avec des solutions."
Et le groupe belge Syensqo intervient comme partenaire technologique principal.
"L'avion est entièrement en carbone, entièrement fournit par Syensqo. Les membranes des piles à combustible, c'est Syensqo. Les adhésifs, c'est Syensqo. Le revêtement de surface, c'est Syensqo. C'est un véritable partenariat global", détaille Bertrand Piccard.
Le commissaire européen Stéphane Séjourné (au centre) a apporté le soutien de l'UE au projet Climate Impulse de l'explorateur suisse Bertrand Piccard (à gauche), aux côtés du CEO de Syensqo Mike Radossich (à droite). ©D.R.Le projet est également soutenu par le groupe marocain OCP et l'Université Mohammed VI Polytechnique, qui travaillent sur le développement d'un écosystème d'hydrogène vert au Maroc. Airbus a contribué aux travaux aérodynamiques, tandis qu'Ariane Group collabore sur le réservoir d'hydrogène.
Une immense poche d'hydrogène découverte sous la France et la Belgique : "C'est tout de même assez exceptionnel"Breitling accompagne, de son côté, Bertrand Piccard depuis sa première traversée de l'Atlantique en ballon, en 1992. "C'est un soutien précieux parce que c'est un partenaire de prestige, et c'est aussi la preuve que la fidélité existe dans ce milieu", commente-t-il.
L'opérateur télécoms Orange doit, quant à lui, assurer les communications entre le cockpit et le reste du monde.
Solar Impulse, présenté à des élèves, en 2011. ©Stephanie Lecocq"Les marchands de peur vous disent qu'il n'y a pas d'avenir et pas de solution. Ils font déprimer une partie de la population. C'est inacceptable. On doit contrebalancer cela avec des solutions", affirme-t-il.
"On revient à ce clivage permanent entre une écologie sacrificielle et une industrie sale. Ce qu'il faut montrer, c'est que l'écologie peut devenir rentable et que l'industrie peut devenir propre", termine-t-il.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


5 day_ago
43



























.jpg)






French (CA)