Oui, il y a des prétendus «gags» que les policiers ne doivent pas faire, parce que ces propos gravement discriminatoires peuvent rendre ces détenteurs de la force publique moins dignes de confiance aux yeux de leur employeur et du public. Oui, de tels propos justifient de les congédier sur-le-champ. Mais non, les licenciements avec effet immédiat de deux policiers lausannois, auteurs d’échanges choquants sur WhatsApp, ne peuvent pas être admis.
Voici la décision surprenante, parce qu’en apparence contradictoire, qu’a prise la Cour de droit administratif et public du canton de Vaud (CDAP) dans deux arrêts du 2 juillet publiés ce mardi. Pour rappel, la Municipalité de Lausanne s’est séparée de quatre policiers pour avoir échangé pendant plusieurs années des messages racistes et sexistes sur WhatsApp – des propos et images qui ont choqué la Suisse romande lorsqu’ils ont été rendus publics lors d’une conférence de presse du 25 août 2025.


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